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Microfinance et lutte contre la pauvreté : que peut-on dire de la place et du rôle des "couches moyennes" ? (BIM)

Brouillet, A-S. & Gentil, D.

Date de publication : 2004
Publié par : GRET & CIRAD
Type de document : Article EspaceFinance
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Les plus pauvres ont-ils accès aux services de microfinance et s'ils n'y ont pas accès, peuvent-ils tout de même en percevoir des bénéfices indirects ?

Cette contribution du réseau IMPACT met en évidence les difficultés de ciblage des populations les plus pauvres bénéficiaires des services de microfinance et en explique les causes.

  • D'une part, la grande diversité des services proposés par les IMF engendre une diversification de la clientèle, plus difficile à cibler.
  • D'autre part, la pression des bailleurs de fonds pour limiter les risques et pour rechercher une rentabilité rapide des activités encourage la concentration des activités dans les zones urbaines, ce qui ne privilégie pas les populations rurales les plus défavorisées.
L'impact de la microfinance se voit ainsi limité et restreint en :
  • un outil permettant à certaines populations de se maintenir "la tête hors de l'eau" et non comme un moyen de sortir de la pauvreté.
De plus certains clients, notamment lorsqu'ils font appel aux IMF lors de crises ponctuelles telle qu'une sécheresse, connaissent souvent une dégradation de leur situation.

Au delà du bénéfice direct des populations les plus pauvres qui reste relativement limité,

  • la microfinance peut avoir des effets indirects positifs sur ce type de population.

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