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Services financiers et traction animale : quelles perspectives face au désengagement de l'Etat ? Synthèse des cas du Nord Cameroun, de l'Est Burkina et du Bassin arachidier du Sénégal
Wampfler, B.
Date de publication : 2003
Type de document : Communication (Microsoft Word)
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Spécificités de la demande de financement de la traction animale et conditions de développement de nouvelles formes de financement de cette demande.
La traction animale suppose un investissement important que les ménages agricoles les plus vulnérables ne peuvent pas réaliser sur fonds propres. Le recours au crédit est alors nécessaire. Les formes publiques de financement de la traction animale ont permis l’équipement de larges zones pratiquant les cultures de rente. Mais ces dispositifs publics s’avèrent impossible à pérenniser et sont aujourd’hui en très forte régression. Dans le vide laissé par l’Etat, émergent des innovations institutionnelles portées par les organisations paysannes et la microfinance. Ces deux secteurs expérimentent aujourd’hui à très petite échelle le financement de la traction animale mais rencontrent eux aussi des difficultés importantes. Le développement de la traction animale implique la mobilisation et la coordination de plusieurs types de services : - financement,
- services vétérinaires et zootechniques,
- conseil agricole, agro- équipements qui sont aujourd’hui encore largement désorganisés suite au désengagement de l’Etat.
L’avenir du financement de la TA réside dans l’élaboration de contenus de services adaptés aux besoins et aux contraintes des utilisateurs et dans la création d’un système de service durable autour de la traction animale. Les organisations paysannes et l’Etat, à travers des politiques de financement adaptées ont un rôle majeur à jouer dans ces évolutions.
[Source : tiré de l'Auteur]
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