Près de 150 personnes ont pris part aux travaux pour identifier des pistes d'actions et fixer des objectifs à chacun des acteurs concernés par la problématique d'un secteur financier qui soit accessible au plus grand nombre.
Il ressort de l'examen de la décennie de mise en œuvre de mesures en faveur de la finance décentralisée, que des progrès importants ont été enregistrés. Toutefois, pour l'atteinte des objectifs de développement du millénaire, il s'avère indispensable d'accélérer, de manière concertée, la réalisation des actions identifiées dans le cadre du séminaire :
- les institutions de microfinance (IMF) doivent se doter de systèmes d’information et de gestion modernes et performants, améliorer leur gouvernance et rester fidèle à leur objectif social.
- les pouvoirs publics doivent favoriser le développement du secteur par une politique volontariste de régulation et de réglementation du secteur, mais surtout de favoriser la mise en œuvre des infrastructures de base (santé, éducation, communication….)
- les banques centrales doivent édifier un cadre juridique, des normes prudentielles, dispositif de surveillance, d’un mécanisme public de notation des IMF entre autres …et de participer à la concertation avec les autres intervenants du secteur.
- les banques commerciales et autres investisseurs privés doivent accroître leur financement.
- les partenaires au développement doivent maintenir leurs appuis et permettre le renforcement et la modernisation des institutions.
- les associations de microfinance doivent se regrouper pour devenir une force d’impulsion du secteur.
- les agences de notations et les cabinets d’expertises comptables ou d’audit doivent réduire leurs coûts d’intervention et adapter leurs méthodes à la particularité de la microfinance.
Source : BCEAO.





