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Secteur de la microfinance : Les services offerts ne sont pas suffisants, Madagascar


Officiellement, il est toujours avancé que le Gouvernement actuel, avec l’appui des partenaires au développement, ne ménage aucun effort pour rétablir la situation économique et pour prendre des mesures vigoureuses visant un redressement rapide et durable, avec comme objectif la réduction de moitié du niveau de pauvreté d’ici à 2013

La Gazette de la Grande Ile le,13/06/2005

Cette relance économique repose sur le principe "Partenariat Public-Privé" et considère la microfinance comme un des outils privilégiés pour atteindre ledit objectif.
Cependant, force est de constater qu’après plus de dix années d’expérimentation et de construction, la portée du secteur de la microfinance à Madagascar reste faible. Et ce bien qu’il ait connu des moments de croissance.
A cet égard, les données du Document de stratégie nationale de microfinance sont édifiantes. En effet, il y est indiqué que le secteur est confronté à un certain nombre de contraintes et souffre de faiblesses susceptibles de freiner son développement .Parmi lesquelles, il est cité notamment, l'étendue du pays et l'enclavement de plusieurs zones, le tissu économique limité et fragile ; les infrastructure de base (routes et communications) déficientes en milieu rural ; l’absence d'une véritable politique nationale axée sur "les pratiques optimales" internationalement reconnues en matière de microfinance ; l’existence de certains projets de crédit ne respectant pas les "bonnes pratiques" qui introduisent, en conséquence des distorsions importantes au sein du secteur. Le tout sans omettre les interférences politiques dans le secteur et autres difficultés de réalisations des garanties.

Malgré cet état du secteur, aux termes de la stratégie nationale, il est mentionné que l’objectif de développement est de favoriser l’accès à des services de microfinance viables et durables à une majorité des ménages pauvres ou à faibles revenus et des micro - entrepreneurs sur l’ensemble du territoire d’ici à 2009, grâce à des IMF viables s’intégrant dans le système financier national.

Mais de l’avis des analystes dont Cécile Lapenu du Comité d’échanges, de réflexion et d’information sur les systèmes d’épargne-crédit qui regroupe le Cidr, le Cirad (Montpellier), le Gret (Paris) et l’Iram (Paris), il est avancé que : « les institutions de microfinance proposent des petits crédits et des services d’épargne bien adaptés aux activités non agricoles ou para-agricoles en milieu rural. Cependant, ces services ne sont pas suffisants pour réellement diversifier les activités économiques des ménages, et répondent difficilement aux besoins des petites entreprises dépassant le cadre strictement individuel ou familial. Un certain nombre d’institutions, financièrement consolidées ou bénéficiant de conditions favorables, arrivent à diversifier leurs services et à monter en gamme, mais les politiques de décentralisation à l’œuvre dans de nombreux pays vont obliger les IMF à se positionner dans un contexte institutionnel nouveau, dans lequel la place des services ruraux devra être redéfinie ».......

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