Cas d’école, mais peut faire mieux
Al-Bagdadi, H. & Brüntrup, M.
Périodique : Défis Sud, (69) : p. 29-30
Date de publication : 2005
Publié par : SOS Faim
Type de document : Périodique (PDF)
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Présentation d’une étude réalisée pour la coopération allemande (GTZ)
L’Ethiopie est un pays exemplaire pour le niveau d’organisation et de professionnalisation de son secteur microfinancier. Les problèmes qui doivent y être résolus en matière de lutte contre la pauvreté, particulièrement en zone rurale, ne le seront pas grâce à la microfinance
seule. Celle-ci peut néanmoins continuer à jouer un rôle d’avant-garde en Ethiopie. La capacité à s’organiser et à se fédérer des organisations
qui y pratiquent la microfinance s’avère essentielle.
En 1999, les IMF éthiopiennes ont créé une association représentant collectivement leur secteur : l’«Association of Ethiopian Microfinance Institutions» (AEMFI). Les périodes antérieures à cette naissance furent laborieuses. En effet, de nombreuses tentatives d’unification des IMF, (principalement initiées par les bailleurs de fonds) étaient restées lettre morte à cause de divergences entre les différents types d’IMF.
L’étude commanditée par la GTZ en 2002 démontre qu’une bonne législation en
matière de microfinance peut inciter à la création d’une fédération d’IMF, tel qu’en Ethiopie, avec l’AEMFI. Les avantages qui en découlent vont de
la défense d’intérêts communs (lobbying) à l’offre de services attractifs et à la promesse d’un soutien plus grand provenant des bailleurs.
Toutefois, Haydar Al-Bagdadi et Michaël Brüntrup constataient que l’AEMFI n’avait pas trouvé un moyen d’atteindre une autonomie financière durable et que le soutien des bailleurs reste indispensable.
[Source: Auteur]
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