Au siège de la direction générale de l'Agence de crédit pour l'entreprise privée au Cameroun (Acep-cameroun), situé au quartier Bastos à Yaoundé, le mur est tapissé de photos d'ouvriers s'activant dans une boulangerie artisanale, puis dans une boutique de vente de colorants servant à la fabrication des glaces. Ces images renseignent sur les types d'activités financées par cet établissement de microfinance issue de la privatisation d'un ancien projet lancé, en 1999, par le gouvernement camerounais, avec la collaboration de l'Agence française de développement (Afd) et l'Union européenne (Ue).
16 ans après sa mise en oeuvre au sein de l'ancien ministère du développement industriel et commercial (Mindic), le projet Acep-Cameroun a changé de statut juridique, en devenant, depuis le 16 septembre 2005, une société anonyme au capital de 600 millions Fcfa. Une mutation qui est restée sans conséquences sur les objectifs de départ : distribuer des crédits aux très petites entreprises, afin de favoriser leur croissance.
C'est ainsi que depuis le mois de septembre dernier, affirme Jean Zombo, directeur général de Acep-Cameroun, cette institution financière "a octroyé près de 1,2 milliard Fcfa de crédit". Ce, à travers les deux principaux produits de l'entreprise : le crédit individuel et le crédit groupe de femmes.
Ce premier service permet aux petits entrepreneurs de nationalité camerounaise exerçant une activité économique jugée rentable par les agents de Acep-Cameroun, de bénéficier de crédits de 100.000 Fcfa à 3 millions Fcfa. "En renouvellement, ce crédit peut atteindre 15 millions Fcfa attribués par strates, si l'ancien a été normalement remboursé, et que l'activité est de plus en plus rentable. Car, nous accompagnons les structures dans leur croissance", confie le Dg de Acep-Cameroun, dont les actionnaires sont : la Banque internationale pour l'épargne et le crédit (Bicec), la Société nationale d'investissement (Sni), la Chambre du commerce et la société Investisseurs et partenaires pour le développement (I&p)...





