Lequel pétrole a toujours contribué à booster le taux de croissance dans les pays producteurs, qui y ont placé tous leurs espoirs, au détriment, par exemple, de la modernisation du secteur financier (dont les banques détiennent 85,9% des actifs, contre 4,5% pour les assurances, 3,6% pour les entreprises de microfinance, et 6% pour les établissements financiers non bancaire, selon les statistiques de la Beac), qui joue un rôle prépondérant dans le financement des investissements.
C’est par exemple la raison pour laquelle, a révélé André Siaka, le président du Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam), au cours de la table ronde sus citée, "le taux d’investissement ces dernières années [au Cameroun] a été très faible (17% en moyenne)… alors qu’il est entendu que pour une croissance économique forte, il faut un taux d’investissement qui se situe durablement au moins au niveau du seuil critique de 25% l’an". Cette faiblesse de l’investissement est due, soutiennent à l’unisson les opérateurs économiques camerounais, au difficile accès au crédit.
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