Suite à la réunion de son Conseil d’ Administration, l’AFD a accordé plus de 700 millions d’euros en vue de promouvoir le développement durable dans les pays étrangers. Deux financements concernent le secteur de la microfinance :
L’ AFD
a approuvé l’octroi d’une subvention de 1,6 million d’euros pour le financement des activités du CGAP (Consultative Group to Assist the Poors).
La microfinance concerne l’ensemble des services financiers (crédit, épargne, micro-assurance…) destinés à une clientèle exclue du système bancaire. Elle sert aujourd’hui plus de 130 millions de clients dans le monde. L’un des défis de ce secteur au XXIème siècle sera sa capacité à offrir des services financiers de manière pérenne à tous, y compris aux populations les plus pauvres ou à celles qui vivent dans les régions les moins accessibles, en diversifiant l’offre de produits et services pour mieux répondre aux besoins.
Né en 1995, le CGAP
est un consortium de 33 membres (agences bi et multi latérales, institutions financières internationales, banques de développement et organisations privées) hébergé à la Banque mondiale
. Son objectif premier est de contribuer au développement de la microfinance dans le monde, en faisant émerger les bonnes pratiques et en mettant des ressources humaines et financières à la disposition des intervenants du secteur.
L’AFD a approuvé l’octroi d’un concours de 9,68 millions d’euros (prêt de 6 millions d’euros et subvention de 3,68 millions d’euros) à la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA) pour le financement de ses activités de diversification et le développement d’institutions de microfinance.
Le secteur financier malien se caractérise par la faiblesse des fonds propres et des ressources stables des banques et la persistance d’un taux élevé de dégradation de leur portefeuille de crédit, malgré un assainissement progressif depuis quelques années. Le taux de bancarisation est très faible (3%) et les services de ce secteur se concentrent à Bamako. Les activités de microfinance au Mali ont connu une croissance remarquable et, à fin 2005, près de 40% des familles maliennes avaient accès à ces services. La BNDA, seconde banque du pays, dont le capital est détenu à hauteur de 36,5% par l’Etat malien, doit financer le développement de l’agriculture tout en diversifiant sa clientèle, notamment en direction des institutions de microfinance et des entreprises.
Le projet vise à encourager la croissance des activités économiques maliennes, en accompagnant le développement de la BNDA dans sa politique de développement du crédit à moyen terme auprès des entreprises et son appui aux institutions de microfinance. Il permettra de financer au minimum entre 20 et 30 projets d’investissement de PME sur des durées supérieures à 24 mois et quatre projets portés par des entreprises sur des durées supérieures à 5 ans. Ces concours impliqueront la création de nouvelles activités et emplois, contribuant de ce fait à lutter contre la pauvreté. Par ailleurs, il aura vocation à consolider et à pérenniser trois réseaux de microfinance rurale, renforçant de ce fait l’accès des populations défavorisées au financement pour le développement d’activités génératrices de revenus.








