Djibouti expérimente l'octroi de micro crédits depuis l'année 1998. Le Fonds Social de Développement a été le maître d'œuvre de la politique du gouvernement qui vise à combattre la paupérisation ambiante. L'institution a fusionné avec l'ADETIP dans le cadre de la mise en place de l'ADDS. La nouvelle entité devrait recourir aux acquis d'expériences du FSD en matière de micro finance.
Il faut remonter à 2000 pour évoquer le démarrage du programme pilote de micro crédit au pays. Le FSD a pu le mettre en œuvre grâce à une levée de fonds de 400 000 US$. L'institution s'est inspirée d'une méthodologie axée sur le " faire faire " qui privilégie une approche participative. N'empêche que les rôles des acteurs du programme ont été clairement définis. Le FSD a hérité de la supervision et du contrôle des Fonds alloués aux ONG. Les entités intermédiaires avaient des missions d'encadrement des clientes, de constitutions des groupes solidaires, d'élaboration des dossiers de prêts, d'octroi et de remboursement des mêmes crédits.
Toutefois, les clientes du FSD devaient adhérer à un centre de crédit ou une organisation communautaire dont le siège était souvent la maison de l'une d'elles. Le domicile est qualifié d'antre de la cohésion sociale selon les acteurs de terrain. L'expression a inspiré la mise en pratique du principe de caution solidaire. La formule conserve l'avantage de regrouper les femmes clientes en groupes de 4 ou 6. Ce sont les groupes solidaires suivant la méthodologie de la Grameen Bank. S'il arrive qu'une cliente soit dans l'incapacité de rembourser, les autres membres du groupe en question deviennent alors des cautionnaires qui doivent rembourser le prêt de la défaillante. L'éventualité de la défaillance du groupe solidaire a été prise en compte. Si elle se vérifie, c'est le centre dont le groupe relève qui devra rembourser les échéances.
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