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Le partage du marché formel de crédit entre institutions de microfinance et banques
Lanha, M.
Date de publication : 2003
Publié par : Réseau de chercheurs ENTREPRENEURIAT
Type de document : Note/Cahier (PDF)
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Possibilité d’une zone de marché où coexistent les institutions de microfinance et les banques
Depuis leur avènement dans l’UEMOA, les IMFs de type crédit direct ont permis de
toucher un nombre important de personnes exclues de fait du marché formel du crédit. Leur
encours sûr dans l’Union est en forte progression malgré quelques ralentissements
. Leur essor est favorisé par le fait que dans la plupart des pays de la sousrégion
le système bancaire était en reconstruction. Encore jeunes ou récemment restructurées,
la plupart des banques restent frileuses et sont tournées vers les activités d’import-export et
les relations internationales.
L’auteur commence par démontrer comment l’anticipation d’un coût effectif élevé est un
critère de sélection entre IMFs et banques par les emprunteurs. Il essaie ensuite de caractériser le partage entre IMFs et banques en se fondant sur leurs technologies, notamment leurs stratégies de « monitoring » et la taille optimale du montant de prêt compatible avec leur structure de coût de court terme.
Pour lui, la petite entreprise ne peut accéder au crédit bancaire. Par contre, un système de crédit direct, accompagné d’une technologie de monitoring (au sens large du terme) ainsi qu’une structure de coût de court terme permettent aux IMFs de financer les petites entreprises.
Il a démontré la possibilité d’une zone du marché du
crédit où coexistent les IMFs et les banques (chevauchement) ainsi que la
possibilité d’une configuration où, malgré l’émergence des IMFs, demeure un gap
architectural : une zone de marché où les montants demandés sont trop élevés pour les IMFs
et trop faibles pour les banques.
Une telle situation suscite l’émergence de structure
de microfinance de plus grande taille ou la restructuration de la banque en vue d’une
extension et se situe au coeur de la dynamique sur le marché formel du crédit.
[Source : tiré de l’auteur]
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