Véritable banque des “émigrés”, la Mutuelle d’épargne et de crédit des Sénégalais de France (Mecsef) veut accompagner nos compatriotes dans leurs différents projets. Les produits du Mecsef ont été présentés, samedi dernier à Paris, lors du lancement officiel de la structure.
Annoncée depuis deux ans, la Mutuelle d’Epargne et de Crédit des Sénégalais de France (Mecsef) vient enfin de démarrer ses activités. Samedi après-midi, elle a été officiellement lancée à la Maison des Associations du 12e arrondissement de Paris. Un ouf de soulagement pour la présidente de la structure, Khady Sakho Niang, qui travaille sur le projet depuis des années. «Quand on avait mis en place cette mutuelle il y a deux ans, on avait quand même l’idée de démarrer automatiquement. Peut-être qu’on a essayé de mettre la charrue avant les bœufs. Ce qu’il fallait faire, c’est sécuriser, nouer des partenariats, c’est-à-dire avoir derrière une structure assez solide financièrement, qui supporte. Parce qu’une institution de microfinance a quand même la rigueur d’une banque», explique-t-elle. Son secrétaire général, Mamadou Dème, est du même avis : «Au départ, il y a eu les contraintes liées à la construction et la structuration de la mutuelle. Parce que, avant d’aller vers nos compatriotes, leur demander de cotiser, il aurait fallu d’abord que la structure soit crédible et sûre. Il fallait d’abord la crédibiliser juridiquement aux yeux de l’Etat du Sénégal, parce que la mutuelle est une structure de droit sénégalais».
Mais si la mutuelle a mis autant de temps pour se mettre enfin en route, c’est en partie due à la complexité de l’administration sénégalaise. En effet, il aura fallu aux responsables de la mutuelle un véritable «parcours de combattant dans l’acquisition de l’agrément». «On a connu des obstacles, des barrages extraordinaires au niveau du Sénégal. Et sans la pugnacité de Mme Sakho, on n’en serait pas là aujourd’hui», déclare M. Dème.
La mise en place de la Mecsef a été motivée par une volonté de répondre aux besoins de financements «par outils adaptés, basés sur la solidarité» des membres. Le but étant notamment de «donner aux groupement féminins et aux caisses des associations villageoises, un cadre opérationnel et sécurisant pour la réalisation de leurs objectifs».
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