Le Groupe de la Banque mondiale a pour objectif ambitieux de rendre l’accès aux services financiers universel. Ainsi, pour promouvoir le secteur de la microfinance, les différentes institutions de la Banque jouent des rôles stratégiques complémentaires : investisseur conseiller, innovateur et chercheur.
Société financière internationale
La Société financière internationale(IFC) est le premier investisseur en microfinance du Groupe de la Banque mondiale. Au cours des deux dernières années, elle a doublé son investissement en microfinance commerciale. Jusqu’à l’exercice 2007, l’IFC avait investi plus de 600 millions de dollars (196 millions de dollars au cours de l’exercice 2007), et son portefeuille de microfinance était de 498 millions de dollars. L’IFC s’est engagée à doubler une fois de plus ses investissements dans la microfinance qui devraient atteindre 1,2 milliard de dollars d’ici l’exercice 2010, ce qui fera de l’IFC le plus important investisseur dans le secteur de la microfinance. BIRD/IDA
La BIRD et l’IDA accordent des financements par le biais de lignes de crédit, d’une structure de prêts plus large pour la microfinance et le développement du marché des petites et moyennes entreprises, et de conseils techniques. Au cours des trois dernières années, les prêts de la BIRD/IDA visant à soutenir la microfinance se sont élevés à plus de 250 millions de dollars par année (soit 1 % de tous les prêts consentis par la BIRD/IDA). Il est parfois difficile de faire la différence entre les prêts qui bénéficieront au final aux microenterprises et ceux dont tirent avantage les petites et moyennes entreprises. Les prêts accordés aux microentreprises et aux petites et moyennes entreprises se sont élevés à plus de 560 millions de dollars par année (soit 2,4 % des prêts consentis par la BIRD/IDA).
CGAP : le Groupe consultatif d’aide aux populations les plus pauvres
Le Groupe consultatif d’aide aux populations les plus pauvres (CGAP) a été fondé par la Banque mondiale en 1995 à titre de partenariat multidonateurs pour promouvoir la microfinance. Aujourd’hui, le CGAP est reconnu comme l’une des principales ressources du secteur. Il travaille de concert avec les parties intéressées pour établir des normes et identifier les pratiques exemplaires, il conseille les gouvernements sur la formulation de politiques qui tiennent compte des besoins des pauvres à l’échelle locale et il offre des conseils techniques aux institutions financières. En collaboration avec un réseau de partenaires mondiaux, le CGAP met au point des solutions novatrices pour aider la microfinance à répondre plus efficacement aux besoins des personnes pauvres. Le CGAP offre des informations essentielles sur le secteur ainsi que sur les recherches dans ce domaine par le biais de diverses publications gratuites et de sites Web.
Mesurer les niveaux de pauvreté et l’impact de ces projets. La mise en place d’outils de mesure de la pauvreté peut encourager et même aider les institutions de microfinance à desservir les personnes les plus pauvres. Dans cette optique, le CGAP travaille en collaboration avec les fondations Grameen et Ford à la mise au point d’un indice de la progression de la pauvreté, un indicateur simple que les institutions de microfinance peuvent utiliser pour mesurer le niveau de pauvreté de leur clientèle.
Pour en savoir plus
Les investissements de l’IFC ont permis de financer 7 millions de prêts totalisant 8,2 milliards de dollars au cours de l’exercice 2006 ; 65 % de ces prêts ont été accordés à des femmes. À l’heure actuelle, 15 % des investissements de l’IFC dans le domaine de la microfinance vont aux pays les plus pauvres (bénéficiaires de l’IDA) et bon nombre d’entre eux sont des pays qui sortent de conflits (comme la République démocratique du Congo, le Libéria, le Kosovo, la Sierra Leone et l’Afghanistan).
ACLEDA Bank Plc, une organisation initialement non gouvernementale spécialisée dans le développement rural, est devenue une banque commerciale offrant ses services à 181 000 personnes au Cambodge, dont plus des deux tiers sont des femmes. Les services de conseil de l’IFC ont commencé par aider l’ACLEDA à accéder au statut d’institution financière commerciale agréée. L’IFC a également prêté à l’ACLEDA la somme totale de 11 millions de dollars à reprêter aux microentreprises ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises. Aujourd’hui, l’ACLEDA est l’une des plus grandes banques du Cambodge, et la seule à cibler les entrepreneurs les plus pauvres.
Dans la province de l’Andhra Pradesh, en Inde, grâce au soutien d’un projet de l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque, le nombre de ménages pauvres ayant accès à des prêts à augmenté, passant de moins de 500 000 en 2000 à plus de six millions six ans après. Près de 8 millions de femmes pauvres en zones rurales ont été regroupées pour former 630 000 groupes d’entraide et 30 000 organisations villageoises. Les groupes gèrent en commun leurs économies et fournissent des petits prêts à la consommation à leurs membres. Grâce à ce projet, le revenu de près de 90 % des ménages a augmenté. L’épargne cumulée des ménages pauvres a atteint 292 millions de dollars en 2006. Plus de 3,3 millions de familles pauvres vivant en zones rurales sont désormais couvertes par une assurance en cas de décès ou d’invalidité.
Des services de recherche et de conseil sur les enjeux soulevés par les nouvelles technologies et sur les potentielles réponses à ces enjeux sur le plan réglementaire et politique. Plus de 200 banques, institutions de microfinance et fournisseurs de technologies se sont inscrits au Programme du CGAP consacré aux technologies pour obtenir des conseils et des fonds afin de déployer des technologies et des nouveaux modèles commerciaux permettant d’atteindre des clients qu’il est impossible de toucher aujourd’hui.





