La Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (FEMIP) et Sanabel, le réseau des institutions de microfinance des pays arabes, ont tenu aujourd’hui à Tunis une conférence sur le thème :
Celle-ci a réuni près de 400 participants, venus débattre avec une trentaine d’intervenants, issus des institutions de microcrédit, du secteur bancaire, des institutions de financement, des milieux académiques et de la société civile. A cette occasion, une étude a été rendue publique sur l’impact économique et social de la microfinance dans le bassin méditerranéen. Cette étude participe d’une meilleure compréhension des enjeux et perspectives de la microfinance dans la région méditerranéenne.
Quelques conclusions de l’étude
En région méditerranéenne, la microfinance représente un marché potentiel de 40 millions de bénéficiaires. Aujourd’hui, ils ne sont que 9 millions à recevoir un appui de la part de l’ensemble des acteurs opérant dans ce secteur. L’étude recense de nombreuses indications attestant de l’impact bénéfique de la microfinance pour ses clients, notamment pour l’amélioration des revenus des ménages et des bénéfices des micro-entreprises. Elle relève également d’importants potentiels inexploités : le microcrédit demeure par exemple le principal produit offert, alors que ses clients devraient pouvoir également accéder à d’autres services tels que la micro-épargne, les produits d’assurance ou le transfert de fonds. A cet égard, et contrairement à d’autres régions du monde, le cadre juridique et règlementaire constitue encore en Méditerranée un obstacle à l’épanouissement du secteur et aux institutions de microfinance qui envisageraient d’accepter des dépôts ou de se transformer en établissements bancaires.





