Des téléphones portables pour la microfinance
CGAP
Date de publication : 2006
Publié par : CGAP
Type de document : Note/Cahier (PDF)
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La téléphonie mobile, un outil de prestation de services financiers.
Le téléphone portable peut servir d’un instrument pour les transactions financières. Les japonais l’utilisent pour régler des petits montants (M-commerce) lorsqu’il est relié à une carte de crédit. On peut aussi en faire une porte monnaie électronique. Le Globe Telecom aux Philippines permet à ses clients de télécharger du liquide (G-Cash) sur leur téléphone portable dans des magasins partenaires ou des points de distribution de Globe. Pour les clients de WIZZIT ou de MTN Banking en Afrique du Sud, le téléphone est comme un mécanisme de prestation des services bancaires puisqu’il est le principal moyen d’accéder au compte en banque. L’opération bancaire effectuée par la téléphonie mobile serait moins coûteuse qu’un réseau d’agence bancaire et elle serait plus pratique pour les pauvres.
L’inspiration pour la prestation de services bancaires aux pauvres par l’intermédiaire du téléphone portable s’explique par :
- le nombre important et en expansion rapide des commerçants et de pauvres qui possèdent un téléphone portable,
- la maîtrise de l’utilisation de la téléphonie mobile par les personnes pauvres,
- la disponibilité permanente du téléphone portable,
- la disparité des points de vente pour l’achat de crédit d’appel. Les opérateurs de téléphonie mobile savent déjà comment traiter les transactions en liquide pour leurs clients.
L’utilisation du téléphone portable pour la prestation des services financiers présente certaines limites :
- les applications bancaires ne fonctionnent pas encore de portable à portable. Ce empêche de faire répandre facilement le produit.
- les paiements par téléphone portable posent la question de la conformité aux normes internationales de sécurité.
- pour les banques, la rentabilité d’un modèle de prestation reposant exclusivement sur le téléphone portable n’a pas encore été prouvée.
- la banque par téléphonie mobile ne pourra pas être automatiquement en mesure d’atteindre les régions les plus isolées et les plus pauvres.
- les analphabètes et les personnes âgées ont des difficultés à utiliser la banque par téléphonie mobile
Le CGAP en collaboration avec la Vodafone Group Foundation et la Fondation de l’ONU, entreprend des recherches aux Philippines et en Afrique du Sud pour déterminer les raisons pour lesquelles les pauvres utilisent ou rejettent ces services et jusqu’à quel degré d’isolement géographique peut parvenir la banque par téléphonie mobile.
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