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Etude de cas sur la microfinance à Madagascar : promotion d’un secteur viable
Andrianasolo, E.
Date de publication : 2008
Publié par : Fonds Monétaire International
Type de document : Etude/Document de travail (PDF)
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Même si le secteur de la microfinance contribue au développement du marché financier, sa santé reste précaire
L’auteur évalue l’état du secteur de la microfinance à Madagascar.
Dans un premier temps, il revient sur les trois grandes orientations de la stratégie du gouvernement en matière de microfinance :
- la poursuite de la mise en œuvre de projets de grande envergure appuyés par
des bailleurs institutionnels visant la promotion des IMF ;
- la définition d’un cadre réglementaire favorable au bon fonctionnement des
IMF ;
- la mise en place d’une autorité de supervision des IMF adaptée à leurs risques et
en même temps, apte à accompagner le développement des institutions.
Ensuite, il met l’accent sur les indicateurs relatifs aux institutions mutualistes qui reflètent la bonne santé du secteur entre 1997 et 2007 :
- le nombre des membres passe de 28994 à 342910 ;
- la croissance de l’encours de crédits atteint 2800% ;
- sur les 09 réseaux agrées, au moins trois peuvent faire le lien entre la
microfinance et le réseau bancaire.
En analysant l’avenir du secteur, l’auteur insiste sur la fragilité des réseaux mutualistes :
- les problèmes de gouvernance engendrés par la démotivation des élus, la rotation élevée des agents, les honoraires de l’assistance technique ;
- les crises de croissance provoquées par l’inadaptation du contrôle interne, l’insuffisance du transfert de compétence ainsi que la quasi inexistence de ressources longues ou d’épargnes stables ;
- la difficulté à trouver l’équilibre entre vocation sociale et pérennité du réseau ;
- la situation de monopole résultant de la répartition des zones d’implantations qui constitue un frein à l’amélioration de la qualité de service et de la gestion des IMF.
Pour l’auteur, la solution idéale pour soutenir la stratégie gouvernementale de lutte contre la pauvreté réside dans la création d’institutions de microfinance viables et pérennes qui répondent aux besoins de financement des ruraux.
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