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La microfinance dans les pays du Nord. Bilan d’une étude comparative
Guérin, I.
Date de publication : 2002
Publié par : IRD – Centre Walras
Type de document : Article (PDF)
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Penser l’intervention publique en termes de complémentarité et
de subsidiarité
Cet article résume les principaux résultats d’une étude comparative menée par le Bureau international du travail et portant sur la microfinance et la création d’entreprise par les chômeurs.
Dans un premier temps, il souligne que l’intérêt de la microfinance réside dans le fait qu’elle permet à certaines personnes de légaliser une activité menée jusque-là de manière informelle et elle autorise aussi une stabilisation des revenus qui restent supérieurs à la situation d’assistanat.
Dans un second temps, il établit les conditions de l’efficacité de la microfinance et en évalue le coût.
Le couplage entre services financiers et accompagnement assure un rôle de prévention pour les projets risqués et ajuste le projet aux compétences des promoteurs. De plus, l’ancrage territorial des organismes de microfinance favorise une meilleure sélection des projets et permet aux créateurs de mieux s’insérer dans leur environnement institutionnel.
Les coûts par entreprise créée et par organisme varient entre 3000 et 6000 €.
En guise de conclusion, il estime que l’élaboration d’une méthode commune d’évaluation des coûts s’avère nécessaire. Ensuite, l’auteur plaide en faveur de modes d’intervention publique allant dans le sens d’un partage collectif des risques et des responsabilités :
- subventionner les organismes de microfinance, en particulier leur rôle d’accompagnement ;
- encourager la mise en place des fonds de prêts en exigeant les contributions locales ;
- inciter les particuliers à investir dans les fonds destinés à la microfinance ;
- favoriser l’implication des établissements bancaires
- jouer un rôle de coordination et d'harmonisation, autant à l'échelle territoriale que nationale.
[Source : tiré de l'auteur]
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