La Société financière internationale (SFI), bras privé de la Banque mondiale, a estimé le potentiel du marché de la microfinance au Liban à 286,1 millions de dollars, alors que seulement 11,5 % de la demande de ce marché est satisfaite par les sources de financement existantes.
Selon le rapport cité par le bulletin hebdomadaire de la Byblos Bank, Lebanon This Week, l’enquête de la SFI a basé ses conclusions sur une étude de terrain qui a porté sur 539 micro et petites entreprises installées à Beyrouth, Tripoli, Tyr et Baalbeck. Ces villes ont été choisies pour leur grande concentration de micro et petites entreprises et leur distribution géographique. La SFI a souligné que la plupart des institutions et des programmes de microfinance de ONG au Liban sont petits en termes de portée, c’est-à-dire en termes de nombre de prêts, de nombre de branches, et de variété de produits et de services, tout comme ils manquent de fonds suffisants pour couvrir toutes les régions du pays. De même, les programmes de microfinance des banques commerciales sont encore petits en termes de portée et de volume.
L’enquête a montré qu’à part peu de programmes qui ont mis en place des procédures opérationnelles efficientes et qui travaillent sur base d’un partenariat stratégique avec les banques commerciales, la plupart des programmes de microfinance manquent de fonds et d’un support pour un développement futur.
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