Le secteur du microcrédit, à l'instar des banques et des sociétés de financement, a connu une croissance soutenue de son activité, favorisant un accès plus important de la population à faible revenu aux services financiers offerts par les Associations de microcrédit.
Le Maroc est le plus grand marché de la microfinance en Méditerranée, représentant près de la moitié de la clientèle totale, indique la Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (FEMIP), relevant de la Banque européenne d'investissement (BEI). Dans son dernier rapport, la FEMIP souligne que ce secteur connaît une forte croissance grâce notamment aux deux principaux intervenants, les Fondations "Al Amana" et "Zakoura".
Le total des microcrédits accordés par le secteur à fin 2007 s'élève à quelque 5,6 MMDH, un montant qui a bénéficié à 1,35 million de clients actifs, dont 63,9% de femmes, selon la Fédération nationale des associations de microcrédits (FNAM). Quatre sociétés détiennent près de 95% du total-actif du secteur.
L'encours des crédits à la clientèle, représentant près de 87% du total-actif, a bondi de 57% à 5,5 MMDH. Ces crédits continuent à être dominés par les prêts aux micro-entrepreneurs et les prêts solidaires à hauteur respectivement de 84% et 73% et demeurent concentrés dans les milieux urbain et périurbain, avec une part de 59%. L'encours moyen de crédits par client est passé de 2.400 à 4.000 DH.
Avec une progression annuelle de 116%, les crédits à l'habitat social et à l'équipement ont représenté 14% du volume global des prêts accordés par le secteur avec un encours de près de 800 MDH, dont 90% environ sont réalisés par 2 associations. Les créances en souffrance ont atteint 134 MDH, représentant ainsi 2,4% du total des crédits contre moins de 1% en 2006 et ont été couvertes par les provisions à hauteur de 50%.
Les ressources des associations de microcrédit continuent à être dominées par l'endettement auprès des institutions financières qui a augmenté de 71% à 4,8 MMDH. Les banques locales ont contribué à hauteur de 85% à cet endettement, confirmant ainsi la tendance observée ces dernières années.
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