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Renforcer l’épargne intérieure en Afrique

Efam Dovi- Afrique Renouveau, vol 22, octobre 2008

Faire appel aux ressources qui échappent aux banques

L’Afrique subsaharienne a le taux d’épargne le plus bas du monde en développement. Bien que les chiffres varient d’un pays à l’autre, selon les estimations de la Banque mondiale l’épargne intérieure brute de la région se situait en moyenne en 2005 à 18 % du produit intérieur brut (PIB), contre 26 % en Asie du Sud et presque 43 % en Asie orientale et dans les pays du Pacifique.

Il y a de nombreuses causes à ce faible taux d’épargne en Afrique, dont des services financiers inadéquats. L’éloignement physique des institutions bancaires et des exigences de dépôt et de solde minimum élevés font que la majorité de la population n’a pas accès aux services bancaires.

De nombreux Africains conservent encore la plus grande partie de leur épargne sous forme de bétail, de stocks de marchandises destinées au commerce, de céréales, de bijoux ou de matériaux de construction. Les données sont peu nombreuses, mais certains experts estiment qu’environ 80 % des avoirs détenus par les ménages ruraux d’Afrique le sont sous une forme non financière.

Avoir accès à cette épargne nécessite “l’introduction de nouveaux produits ou instruments financiers qui répondent aux besoins d’épargne des ménages”, estime M. Gayi de la CNUCED. Des produits qui “permettent un accès facile” à cette épargne et autorisent “de petites transactions à intervalles fréquents” encourageraient les ménages à passer au système bancaire conventionnel, rendant ainsi ces avoirs disponibles pour l’investissement productif, affirme-t-il.

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