Au Maroc, l’activité du microcrédit est régie par la loi 18/97 dans le cadre des associations. Cependant, cette loi est jugée aujourd’hui restrictive sur le plan réglementaire puisque les associations ne sont pas autorisées à collecter de l’épargne sachant que le taux de bancarisation de la population défavorisée reste très faible.
Les associations de microcrédit (AMC) au Maroc suffisamment rentables et en stade final de développement clament aujourd’hui pour se glisser dans le système financier formel en changeant de statut (statut de banque ou de société de financement).
Toutefois, Si elles sont appelées à faire évoluer leur statut en sociétés de financement, toutes les AMC ne disposent pas forcément des assises financières comparables à celles des banques. Ces dernières garantissent leurs crédits via des sûretés personnelles ou réelles, alors que les AMC ne peuvent compter que sur la garantie solidaire d’un groupe d’emprunteurs.
Par ailleurs, sur treize AMC, seules cinq d’entre elles (Al Amana, Zakoura, Ardi, Fondep et La Fondation Banque Populaire) ont la capacité de se convertir.
Et les avantages pour les banques résultant de cette transformation des AMC ?
Selon le représentant du Fonds international de garantie, les banques vont chercher à compenser une partie des pertes en redirigeant une fraction de leurs investissements vers le microcrédit, avec quelques produits spéculatifs.
Le microcrédit offre en effet, un retour plus élevé que d'autres segments du marché. Refinancer les Institutions de microfinance et leur laisser le soin de travailler avec leurs méthodologies appropriées serait une activité très rentable pour les banques au Maroc à l’image de ce qui c’est passé dans des pays africains, latino américains et asiatiques.
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Les associations de microcrédit (AMC) au Maroc suffisamment rentables et en stade final de développement clament aujourd’hui pour se glisser dans le système financier formel en changeant de statut (statut de banque ou de société de financement).
Toutefois, Si elles sont appelées à faire évoluer leur statut en sociétés de financement, toutes les AMC ne disposent pas forcément des assises financières comparables à celles des banques. Ces dernières garantissent leurs crédits via des sûretés personnelles ou réelles, alors que les AMC ne peuvent compter que sur la garantie solidaire d’un groupe d’emprunteurs.
Par ailleurs, sur treize AMC, seules cinq d’entre elles (Al Amana, Zakoura, Ardi, Fondep et La Fondation Banque Populaire) ont la capacité de se convertir.
Et les avantages pour les banques résultant de cette transformation des AMC ?
Selon le représentant du Fonds international de garantie, les banques vont chercher à compenser une partie des pertes en redirigeant une fraction de leurs investissements vers le microcrédit, avec quelques produits spéculatifs.
Le microcrédit offre en effet, un retour plus élevé que d'autres segments du marché. Refinancer les Institutions de microfinance et leur laisser le soin de travailler avec leurs méthodologies appropriées serait une activité très rentable pour les banques au Maroc à l’image de ce qui c’est passé dans des pays africains, latino américains et asiatiques.
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