Lors de la première réunion du conseil consultatif de microcrédit, en novembre 2008, le ministre des Finances et de l’Economie marocain a appelé les acteurs à se mobiliser pour créer un code déontologique visant à organiser le métier et avoir une cartographie claire. Il a incité les acteurs à mettre en place des règles de conduite pour que les intérêts notamment des bénéficiaires soient préservés. La fédération a préparé une version du code déontologique dont l’objectif est de permettre au secteur de se développer dans un cadre serein avec des règles prudentielles. Il incombe, aujourd’hui, aux associations œuvrant dans le domaine de déployer de grands efforts pour dépasser tous les obstacles et pouvoir, ainsi, veiller aux respects des principes éthiques s’appliquant à l’ensemble des IMF.
Au Maroc, le surendettement commence à se manifester à cause des prêts croisés. Pour la Fondation Banque Populaire pour le microcrédit, le problème est le manque de vigilance des professionnels et le trop faible financement des besoins des micro-entrepreneurs. La multiplication du nombre d’IMF sans réelle formation, la concurrence accrue pour placer le maximum de crédits, et ainsi continuer à recevoir des fonds mais aussi l’absence de suivi des clients ne font qu’occulter la véritable situation financière des familles rurales et augmentent le nombre de cas de surendettement.
De plus, la faiblesse de la réglementation locale sur la transparence des prix en microfinance ainsi que la concurrence qui se développe dans le secteur, poussent parfois les IMF à adopter des pratiques discutables en terme de transparence : affichage de taux mensuels pour les crédits et annuels pour l’épargne ; application de taux fixes jusqu’au remboursement total du crédit ; coûts additionnels non inclus dans le taux d’intérêt ; blocage d’épargne, non rémunérée, en garantie du crédit.
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