Les banques et les SFD pratiquent la même activité d’intermédiation financière et en pratique, les mêmes consommateurs se partagent les intervenants du secteur bancaire et financier.
Les sociétés coopérative d’épargne et de crédit, aux termes de la loi qui les régit bénéficient d’incitations fiscales en ce que d’une part elles « sont exonérées de tout impôt direct ou indirect, taxe ou droit afférents à leurs opérations de collecte de l’épargne et de distribution du crédit » et que d’autre part « les membres de ces institutions sont également exonérés de tous impôts et taxes sur les parts sociales, les revenus tirés de leur épargne et les paiements d’intérêts sur les crédits qu’ils ont obtenus de l’institution ».
Au soutien de cette exonération, il est généralement avancé que l’activité de microfinance qui participe à la lutte contre la pauvreté en allouant des crédits aux personnes exclues du système financiers doit être encouragée dans le cadre d’une politique fiscale nationale. Si cet argument pouvait être recevable aux débuts de la microfinance qui était une activité annexe à l’aide au développement et cherchait à s’implanter, il ne l’est plus aujourd’hui avec des institutions qui ont un total bilan supérieur à celui de certaines banques.
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