L’Agence Française de Développement (AFD) a souhaité
étudier la question de l’intervention en microfinance dans les
États fragiles, à partir d’une revue du portefeuille de projets
financés par l’AFD et de la littérature disponible. Cette étude s’appuie sur cinq études de cas : Afghanistan, Cambodge, Guinée, Haïti et République
populaire du Congo.
La revue de portefeuille et les études de cas menées mettent en évidence l’enjeu et l’intérêt de la microfinance comme « porte d’entrée » pour un bailleur de fonds dans les États Fragiles : la capacité de résistance avérée du secteur de la microfinance aux crises, du moins en comparaison du secteur bancaire classique, est un argument fort en sa faveur.
Dans les États fragiles, on peut s’attendre à ce que les conditions de la pérennité soient plus longues à réunir, avec un risque de régression en cas de crise ponctuelle :
- intervenir en appui à la création d’une IMF, par exemple, suppose que l’on ait devant soi la perspective d’un accompagnement de longue durée ;
- intervenir au niveau sectoriel peut être nécessaire pour améliorer l’environnement en cas de blocage, et pour faciliter l’institutionnalisation des IMF, mais ne peut être réalisé que dans certaines conditions (risque de lenteur / d’échec important, sans précautions préalables) et en partenariat avec les autres financeurs présents dans le secteur.
Un atout-clé, pour un bailleur de fonds, est de pouvoir intervenir avec toute la gamme de produits possibles – des subventions aux prêts commerciaux – afin de ne pas se substituer aux acteurs privés, tout en répondant aux besoins évolutifs des institutions.
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