Les premières offres de services de microfinance au Maroc furent entreprises en 1993-1994. Le secteur a ainsi connu un fort développement qui s’est accéléré entre 2005 et 2007 et s’est avéré être le facteur déclencheur de la crise qui touche le secteur depuis 2 ans. Les IMF pratiquaient une politique d’octroi de crédits trop laxiste et n’ont pas adapté leurs procédures de contrôles internes à ce niveau de croissance annuelle. Cumulés à des systèmes d’information et de gestion (SIG) souvent inadaptés aux besoins, ces problèmes ont favorisé la multiplication des crédits croisés (un emprunteur cumulant plusieurs crédits dans différentes institutions) accentuant ainsi le surendettement de la clientèle.
En guise de solution, les 4 principales IMF décident de partager leurs informations clientèle via une centrale des risques informelles gérée par l’une d’elle, Al Amana. Cette initiative a déjà permis de baisser de 39% à 29% entre octobre 2008 et septembre 2009, le nombre de clients bénéficiant de plusieurs prêts. A l’initiative de la FNAM, quatre autres IMF ont pu rejoindre cette centrale des risques au deuxième trimestre 2010. Les IMF ont ainsi ralenti le développement de leurs activités pour apurer leur portefeuille et renforcer leurs procédures et outils de gestion.
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En guise de solution, les 4 principales IMF décident de partager leurs informations clientèle via une centrale des risques informelles gérée par l’une d’elle, Al Amana. Cette initiative a déjà permis de baisser de 39% à 29% entre octobre 2008 et septembre 2009, le nombre de clients bénéficiant de plusieurs prêts. A l’initiative de la FNAM, quatre autres IMF ont pu rejoindre cette centrale des risques au deuxième trimestre 2010. Les IMF ont ainsi ralenti le développement de leurs activités pour apurer leur portefeuille et renforcer leurs procédures et outils de gestion.
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