Moustapha Niang, président exécutif de la plateforme coopérative multifonctionnelle Miftah, ancien membre du conseil d’administration de Pamecas, explique : « des femmes qui contractent des crédits auprès des institutions de financement pour se lancer dans des activités génératrices de revenus, ont du mal à réussir dans l’entreprenariat parce que l’argent reçu ne servira finalement qu’à régler les problèmes familiaux ou à assurer la dépense quotidienne. Du coup, elles deviennent très endettées ». Ainsi, cet endettement les pousse à se tourner vers une autre caisse pour y emprunter de l’argent afin de payer la première. Ce phénomène fait, selon M. Niang, du microcrédit un « cercle vicieux ».
Les grands réseaux mutualistes sont devenus de vraies banques avec comme conséquence majeure un alourdissement des garanties exigées (hypothèque sur maison, biens matériels tels des bijoux…). La clientèle à faible revenu devra de plus en plus recourir à des formes informelles de finance telles que les tontines. Il est impressionnant de voir les rapports complexes que microcrédit et tontines entretiennent. En effet ces dernières, loin d’avoir disparu, ont su se redéployer dans ces réseaux. De plus en plus, les femmes gardent la collecte de leur tontine dans les caisses mutuelles et dans certains cas puisent dans les fonds de ces « natt » en dernier recours pour rembourser un crédit qui arrive à échéance. La force de ces épargnes dites informelles réside dans leur souplesse mais aussi dans les causes sociales qui fondent leur création : solidarité, identification à un quartier, une confrérie, un métier ; tout un ensemble de logiques sociales.
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Les grands réseaux mutualistes sont devenus de vraies banques avec comme conséquence majeure un alourdissement des garanties exigées (hypothèque sur maison, biens matériels tels des bijoux…). La clientèle à faible revenu devra de plus en plus recourir à des formes informelles de finance telles que les tontines. Il est impressionnant de voir les rapports complexes que microcrédit et tontines entretiennent. En effet ces dernières, loin d’avoir disparu, ont su se redéployer dans ces réseaux. De plus en plus, les femmes gardent la collecte de leur tontine dans les caisses mutuelles et dans certains cas puisent dans les fonds de ces « natt » en dernier recours pour rembourser un crédit qui arrive à échéance. La force de ces épargnes dites informelles réside dans leur souplesse mais aussi dans les causes sociales qui fondent leur création : solidarité, identification à un quartier, une confrérie, un métier ; tout un ensemble de logiques sociales.
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