Après un démarrage laborieux, le Crédit bureau (centrale des risques), opérationnel depuis octobre 2009, semble bien avoir pris ses marques. Ce système de recensement des crédits qui permet de mieux apprécier le risque emprunteur a été consulté 357 000 fois par les établissements de crédit sur les 6 premiers mois de 2011. « Ce volume représente autant que le total enregistré pour toute l’année 2010 et nous rapproche de notre objectif de vitesse de croisière », se réjouit Béatrice Larrègle, DG d’Experian Services Maroc (ESM), le prestataire en charge de la gestion de la centrale des risques.
Actuellement, ESM facture ses services selon une grille tarifaire dégressive en fonction du volume, allant de 2 à 18 DH par consultation, selon des données recueillies auprès des professionnels. Les associations de microcrédit ralliées à la centrale des risques après maintes tractations s’acquittent d’un prix fixe de moins de 5 DH. Mais en dépit de ce tarif préférentiel, ces associations ne semblent toujours pas décidées à consulter la centrale. En effet, la totalité des consultations au premier semestre provient des établissements de crédit avec une part de 60% pour les sociétés de financement, et 40% pour les banques.
L’objectif à terme étant de parvenir à ces 700 milliards de DH, ce qui reviendrait à couvrir la quasi-totalité de l’encours des crédits détenus par les banques, les établissements de financement et les associations de microcrédit. Mais pour cela, il faudra encore surmonter quelques écueils. En effet, « certains organismes de financement refusent de partager leurs données, craignant une utilisation à des fins commerciales », notent les experts de Sia Conseil dans une récente note d’analyse consacrée à la centrale des risques. L’instauration d’un code d’éthique validé récemment par les différentes parties prenantes du dispositif devrait permettre d’y remédier. Ce code définit les règles de bonne conduite et traite du respect du secret professionnel et du droit d’accès au service par les particuliers.
La Banque mondiale estime qu’une marge d’amélioration existe pour le modèle marocain. Celui-ci ne peut devenir «pleinement viable et efficace que lorsque plusieurs spécialistes seront autorisés par le régulateur à opérer sur le marché du Crédit bureau». Elle indique que « l’agrément d’un second spécialiste du Crédit Bureau pourrait rendre le marché marocain du partage d’informations ouvert, libre, compétitif et orienté clients et emprunteurs ».
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Actuellement, ESM facture ses services selon une grille tarifaire dégressive en fonction du volume, allant de 2 à 18 DH par consultation, selon des données recueillies auprès des professionnels. Les associations de microcrédit ralliées à la centrale des risques après maintes tractations s’acquittent d’un prix fixe de moins de 5 DH. Mais en dépit de ce tarif préférentiel, ces associations ne semblent toujours pas décidées à consulter la centrale. En effet, la totalité des consultations au premier semestre provient des établissements de crédit avec une part de 60% pour les sociétés de financement, et 40% pour les banques.
L’objectif à terme étant de parvenir à ces 700 milliards de DH, ce qui reviendrait à couvrir la quasi-totalité de l’encours des crédits détenus par les banques, les établissements de financement et les associations de microcrédit. Mais pour cela, il faudra encore surmonter quelques écueils. En effet, « certains organismes de financement refusent de partager leurs données, craignant une utilisation à des fins commerciales », notent les experts de Sia Conseil dans une récente note d’analyse consacrée à la centrale des risques. L’instauration d’un code d’éthique validé récemment par les différentes parties prenantes du dispositif devrait permettre d’y remédier. Ce code définit les règles de bonne conduite et traite du respect du secret professionnel et du droit d’accès au service par les particuliers.
La Banque mondiale estime qu’une marge d’amélioration existe pour le modèle marocain. Celui-ci ne peut devenir «pleinement viable et efficace que lorsque plusieurs spécialistes seront autorisés par le régulateur à opérer sur le marché du Crédit bureau». Elle indique que « l’agrément d’un second spécialiste du Crédit Bureau pourrait rendre le marché marocain du partage d’informations ouvert, libre, compétitif et orienté clients et emprunteurs ».
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