Depuis l’avènement de la microfinance, toutes les formations qui ont été développées s’adressaient aux techniciens des institutions de microfinance. Les gens n’ont pas trop pensé aux clients qui utilisent les services financiers. Devant cet état de fait, il était relevé que dans la relation clients/services financiers, certains demandeurs utilisent des produits dont ils ignorent les tenants et les aboutissants. M. Mbagnik Guèye, un spécialiste en microfinance, souligne que l’éducation financière consiste à développer chez les clients de microfinance des aptitudes, des comportements qui les permettront de mieux gérer leur argent. Il estime que c’est un thème qui va leur permettre de découvrir des aspects tels que la budgétisation, la gestion des dettes, les négociations financières, les services financiers et l’épargne.
Waly Clément Faye, responsable du suivi évaluation de la politique nationale de la microfinance au sein de la Direction de la microfinance (Dmf), rapporte les recommandations d’une étude réalisée avec le CGAP sur la protection des consommateurs de services de microfinance au Sénégal : « Il est clairement apparu qu’il fallait développer l’éducation financière, informer les clients sur les différents services financiers existants, leur donner tous les outils nécessaires pour mieux comprendre un contrat de prêt mais également faire en sorte qu’ils puissent comprendre le mode de fixation du taux d’intérêt, le taux d’usure et pouvoir améliorer leurs relations avec l’institution financière. Parce que le risque de surendettement des clients est réel au Sénégal. C’est vrai qu’il n’a pas encore atteint les proportions. On ne l’a pas encore quantifié du moment qu’on n’a pas encore une centrale des risques mais le risque est réel et il faut que nous puissions en tant que politique prendre les dispositions nécessaires pour le circonscrire à son stricte minimum ».
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Waly Clément Faye, responsable du suivi évaluation de la politique nationale de la microfinance au sein de la Direction de la microfinance (Dmf), rapporte les recommandations d’une étude réalisée avec le CGAP sur la protection des consommateurs de services de microfinance au Sénégal : « Il est clairement apparu qu’il fallait développer l’éducation financière, informer les clients sur les différents services financiers existants, leur donner tous les outils nécessaires pour mieux comprendre un contrat de prêt mais également faire en sorte qu’ils puissent comprendre le mode de fixation du taux d’intérêt, le taux d’usure et pouvoir améliorer leurs relations avec l’institution financière. Parce que le risque de surendettement des clients est réel au Sénégal. C’est vrai qu’il n’a pas encore atteint les proportions. On ne l’a pas encore quantifié du moment qu’on n’a pas encore une centrale des risques mais le risque est réel et il faut que nous puissions en tant que politique prendre les dispositions nécessaires pour le circonscrire à son stricte minimum ».
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