Malgré une croissance remarquable ces dernières années (37% de progression en nombre d’emprunteurs sur les années 2008-09), le secteur de la microfinance au Liban reste toujours marqué par un développement plus ralenti comparé aux autres pays arabes et une portée faible avec une estimation de 11,5% seulement de la population potentiellement nécessiteuse couverte.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette faiblesse de portée. Entre autres, l’absence de cadre réglementaire avec pour conséquence la restriction pour les IMF de collecter de l’épargne et donc de se voir privé d’un accès important à des ressources financières, et qui les amènent à d’avantage de dépendance par rapports aux bailleurs et aux banques ; la prudence dont font preuve les IMF dans l’octroi des crédits en raison de l’absence d’un bureau de crédit (Centrale des Risques) ; une compétitivité peu stimulée en raison notamment de la faible portée des IMF du pays.
En plus de la promulgation d’un cadre réglementaire adéquat, deux autres défis attendent le secteur : l’élaboration d’une stratégie nationale qui spécifierait le rôle de la microfinance dans le développement du pays et faciliterait la synergie entre les différents acteurs ; la mise en place d’une association professionnelle qui coordonnerait les échanges de bonnes pratiques et instaurerait une émulation positive entre les IMF.
Le profil pays Liban a été mis à jour grâce à la collaboration de M. Bruno Obegi.
Pour plus de détails, visiter le profil pays Liban.
Vous avez des questions ou des remarques ? Merci de nous contacter via l’adresse contact@lamicrofinance.org.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette faiblesse de portée. Entre autres, l’absence de cadre réglementaire avec pour conséquence la restriction pour les IMF de collecter de l’épargne et donc de se voir privé d’un accès important à des ressources financières, et qui les amènent à d’avantage de dépendance par rapports aux bailleurs et aux banques ; la prudence dont font preuve les IMF dans l’octroi des crédits en raison de l’absence d’un bureau de crédit (Centrale des Risques) ; une compétitivité peu stimulée en raison notamment de la faible portée des IMF du pays.
En plus de la promulgation d’un cadre réglementaire adéquat, deux autres défis attendent le secteur : l’élaboration d’une stratégie nationale qui spécifierait le rôle de la microfinance dans le développement du pays et faciliterait la synergie entre les différents acteurs ; la mise en place d’une association professionnelle qui coordonnerait les échanges de bonnes pratiques et instaurerait une émulation positive entre les IMF.
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