Pouvez-vous nous brosser dans les grandes lignes l'état des lieux de la microfinance en RDC ?
Le secteur de microfinance est constitué à fin octobre 2011 de 140 Coopératives d'Epargne et de Crédit (COOPEC), de 3 Coopératives Centrales d'Epargne et de Crédit (COOCEC) ainsi que de 19 Institutions de Micro Finance (IMF). Malgré la progression du total bilantaire d'une année à l'autre et un début du professionnalisme, induit par le suivi régulier des institutions et l'appui technique aussi bien de la Banque Centrale que de nos partenaires extérieurs tel le Fonds de Promotion de la Microfinance, beaucoup restent encore à faire pour atteindre l'autosuffisance opérationnelle et financière ainsi que la pérennité.
Il y a également 5 à 6 banques qui se sont spécialisées en microfinance et qui ciblent aussi les micros, petites et moyennes (MPME) entreprises. Tout cela concourt à améliorer les performances des IMF et les amener à acquérir les bonnes pratiques du métier de banquier.
Le secteur de la microfinance fait l'objet de certaines critiques, notamment l'application des taux d'intérêt prohibitifs pour le crédit, le non-respect des dispositions réglementaires et des normes prudentielles, la disparition des fonds des épargnants, …Et souvent, l'Autorité monétaire en arrive à retirer l'agrément des institutions de microfinance concernées. Qu'est-ce que la BCC envisage pour assainir les pratiques dans ce secteur perçu comme un moyen de réduction de la pauvreté des populations ?
La RDC a, dans le cadre de sa politique économique, opté pour le libéralisme des taux. Ce qui sous-entend que la BCC ne réglemente pas le taux d'intérêt. Toutefois, elle veille à travers sa réglementation, qui, par ailleurs, sera renforcée par la publication et la transmission des taux par les banques et les IMF à l'Institut d'Emission, à analyser les taux pour voir s'il existe des taux usuriers.
Quant aux faiblesses relevées ci-dessus, je nuancerai vos propos en disant que certes beaucoup sont confrontées aux problèmes d'absence d'un personnel qualifié et de manque de vision des promoteurs qui sont à la base notamment du non-respect des dispositions réglementaires, des normes prudentielles de gestion et de la disparition des fonds des épargnants. L'Institut d'Emission a, à l'instar de ce qui a été fait au niveau du secteur bancaire, décidé d'assainir le secteur de la microfinance de manière à susciter des institutions fortes, solides, professionnelles et pérennes à même d'offrir des services financiers adaptés à notre population.
La fermeture de certaines institutions rentre dans le cadre de l'assainissement du secteur et vise à envoyer un message clair et ferme à celles qui ne font pas d'efforts pour la gestion saine et prudente.
Lire l'article complet.
Le secteur de microfinance est constitué à fin octobre 2011 de 140 Coopératives d'Epargne et de Crédit (COOPEC), de 3 Coopératives Centrales d'Epargne et de Crédit (COOCEC) ainsi que de 19 Institutions de Micro Finance (IMF). Malgré la progression du total bilantaire d'une année à l'autre et un début du professionnalisme, induit par le suivi régulier des institutions et l'appui technique aussi bien de la Banque Centrale que de nos partenaires extérieurs tel le Fonds de Promotion de la Microfinance, beaucoup restent encore à faire pour atteindre l'autosuffisance opérationnelle et financière ainsi que la pérennité.
Il y a également 5 à 6 banques qui se sont spécialisées en microfinance et qui ciblent aussi les micros, petites et moyennes (MPME) entreprises. Tout cela concourt à améliorer les performances des IMF et les amener à acquérir les bonnes pratiques du métier de banquier.
Le secteur de la microfinance fait l'objet de certaines critiques, notamment l'application des taux d'intérêt prohibitifs pour le crédit, le non-respect des dispositions réglementaires et des normes prudentielles, la disparition des fonds des épargnants, …Et souvent, l'Autorité monétaire en arrive à retirer l'agrément des institutions de microfinance concernées. Qu'est-ce que la BCC envisage pour assainir les pratiques dans ce secteur perçu comme un moyen de réduction de la pauvreté des populations ?
La RDC a, dans le cadre de sa politique économique, opté pour le libéralisme des taux. Ce qui sous-entend que la BCC ne réglemente pas le taux d'intérêt. Toutefois, elle veille à travers sa réglementation, qui, par ailleurs, sera renforcée par la publication et la transmission des taux par les banques et les IMF à l'Institut d'Emission, à analyser les taux pour voir s'il existe des taux usuriers.
Quant aux faiblesses relevées ci-dessus, je nuancerai vos propos en disant que certes beaucoup sont confrontées aux problèmes d'absence d'un personnel qualifié et de manque de vision des promoteurs qui sont à la base notamment du non-respect des dispositions réglementaires, des normes prudentielles de gestion et de la disparition des fonds des épargnants. L'Institut d'Emission a, à l'instar de ce qui a été fait au niveau du secteur bancaire, décidé d'assainir le secteur de la microfinance de manière à susciter des institutions fortes, solides, professionnelles et pérennes à même d'offrir des services financiers adaptés à notre population.
La fermeture de certaines institutions rentre dans le cadre de l'assainissement du secteur et vise à envoyer un message clair et ferme à celles qui ne font pas d'efforts pour la gestion saine et prudente.
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