Youssef Bencheqroun, DG d’Al Amana Microfinance, plaide pour une levée des obstacles au déploiement de la microfinance. Selon lui, le passage au statut de société de financement voire de banque permettra d’apporter de nouvelles ressources en fonds propres, diversifier le tour de table et améliorer les performances opérationnelles.
Comment se porte le secteur du microcrédit au Maroc?
On peut considérer que le secteur est sorti plus renforcé de la crise de 2008-2009. En effet des changements conséquents ont été menés, faisant évoluer notre modèle, qui, rappelons le, fait l’objet d’une large reconnaissance internationale, en l’adaptant progressivement aux nouvelles donnes socio-économiques. Parmi elles, l’impératif de performance économique, afin de disposer des moyens de desservir une proportion de population bien plus grande et d’introduire des produits et services sur mesure. Cette meilleure robustesse permettra à la microfinance marocaine d’atteindre ses objectifs de contributeur à l’emploi. Autre donne, la nécessité de faire preuve de pédagogie et de faire connaître les réalisations exceptionnelles du secteur. On constate un certain décalage entre sa perception très positive à l’étranger et sa perception au Maroc.
Qu’attend le secteur des pouvoirs publics?
La FNAM (Fédération nationale des associations de microcrédit) est plus habilitée à donner de la visibilité sur cette question. Pour Al Amana, il semble bien indiqué d’approfondir les relations de synergie, nous permettant de lever les obstacles au déploiement d’une microfinance qui a largement démontré son utilité et dont le taux de pénétration demeure en deçà du potentiel, par rapport à des pays au niveau de développement comparable. Cette collaboration pour être efficace pourrait être basée sur un dialogue régulier dont le point de départ serait la feuille de route 2010-2020 que le secteur vient de boucler ; et qui peut même faire l’objet d’un véritable contrat programme.
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Comment se porte le secteur du microcrédit au Maroc?
On peut considérer que le secteur est sorti plus renforcé de la crise de 2008-2009. En effet des changements conséquents ont été menés, faisant évoluer notre modèle, qui, rappelons le, fait l’objet d’une large reconnaissance internationale, en l’adaptant progressivement aux nouvelles donnes socio-économiques. Parmi elles, l’impératif de performance économique, afin de disposer des moyens de desservir une proportion de population bien plus grande et d’introduire des produits et services sur mesure. Cette meilleure robustesse permettra à la microfinance marocaine d’atteindre ses objectifs de contributeur à l’emploi. Autre donne, la nécessité de faire preuve de pédagogie et de faire connaître les réalisations exceptionnelles du secteur. On constate un certain décalage entre sa perception très positive à l’étranger et sa perception au Maroc.
Qu’attend le secteur des pouvoirs publics?
La FNAM (Fédération nationale des associations de microcrédit) est plus habilitée à donner de la visibilité sur cette question. Pour Al Amana, il semble bien indiqué d’approfondir les relations de synergie, nous permettant de lever les obstacles au déploiement d’une microfinance qui a largement démontré son utilité et dont le taux de pénétration demeure en deçà du potentiel, par rapport à des pays au niveau de développement comparable. Cette collaboration pour être efficace pourrait être basée sur un dialogue régulier dont le point de départ serait la feuille de route 2010-2020 que le secteur vient de boucler ; et qui peut même faire l’objet d’un véritable contrat programme.
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