Qui est Jaida ?
Le fonds JAIDA est une société de financement créée en 2007 par un groupe de quatre actionnaires de référence internationale, très engagés dans l'action sociale et le développement durable : CDG, KFW, CDC et AFD. En 2010, elles ont été rejointes par Poste Maroc. Le fonds JAIDA a pour mission de lutter contre l'exclusion financière et de promouvoir le développement des micros et petites entreprises créatrices d'emploi, ils financent actuellement plus de 100 mille micro-entrepreneurs. Le fonds JAIDA remplit cette mission en apportant les concours financiers et techniques aux institutions de microfinance marocaines. Je voudrais aussi souligner le fait que la création de JAIDA, fonds dédié au financement des institutions de microfinance locale a constitué une singularité dans l'industrie mondiale de la microfinance. Très rares sont les pays disposant d'un véhicule de financement dédié exclusivement au financement de leur activité de microfinance.
Les résultats de la troisième édition de l'enquête sectorielle JAIDA ont été présentés, et on a pu entendre au cours de cette rencontre, qui a réuni les représentants des différentes associations, un certain nombre de critiques relatives notamment au taux d'intérêt, aux délais de remboursement, au délai de grâce et même au laxisme des agents de crédit ?
L'enquête a révélé aussi d'autres côtés qui montrent tout l'intérêt qu'il faut porter au microcrédit. L'enquête a révélé par exemple des résultats très intéressants sur l'utilité du microcrédit : 96% des femmes et 81% des hommes interviewés ont affirmé que le microcrédit a amélioré leur qualité de vie; 76% des bénéficiaires sont satisfaits des conditions de prêt; 76% des bénéficiaires font de l'épargne dont 40% disposent d'un compte d'épargne; 91% des bénéficiaires affirment que leur activité génère une rentabilité satisfaisante. Ces résultats mettent en exergue que le microcrédit au Maroc est un outil de développement de la micro et petite entreprise avec un impact positif sur la qualité de vie. A côté de cela, il est vrai que l'enquête a aussi révélé quelques critiques dont les principales concernent un taux d'intérêt élevé (12% des interviewés) des délais de remboursement inadaptés à l'activité et une forte baisse dans les missions d'appui et d'accompagnement des bénéficiaires de la part des institutions de microfinance.
Vous avez présenté une étude sur les performances sociales, outil déployé auprès de plus de 300 associations pour les aider à améliorer leurs performances sociales. Quels sont les atouts d'un tel outil ?
Le fonds JAIDA souhaite élaborer avec ses partenaires, les associations de microcrédit marocaines, un programme de gestion des performances sociales dont l'objectif est de renforcer la dimension sociale du microcrédit. A travers ce programme, des standards universels de performances sociales seront définis afin de permettre à la microfinance marocaine de continuer de se reposer solidement sur les principes de base qui ont construit le secteur et fondé sa notoriété : proximité, inclusion, protection des clients, adaptation d'une gamme de produits et services. Pour développer ce programme, nous avons effectivement choisi un outil qui est actuellement déployé au sein de plus de 300 institutions de microfinance; ce qui nous permettra de disposer d'un benchmark puissant dans le cadre de l'évaluation de nos avancées dans ce domaine.
Lire l'article complet.
Le fonds JAIDA est une société de financement créée en 2007 par un groupe de quatre actionnaires de référence internationale, très engagés dans l'action sociale et le développement durable : CDG, KFW, CDC et AFD. En 2010, elles ont été rejointes par Poste Maroc. Le fonds JAIDA a pour mission de lutter contre l'exclusion financière et de promouvoir le développement des micros et petites entreprises créatrices d'emploi, ils financent actuellement plus de 100 mille micro-entrepreneurs. Le fonds JAIDA remplit cette mission en apportant les concours financiers et techniques aux institutions de microfinance marocaines. Je voudrais aussi souligner le fait que la création de JAIDA, fonds dédié au financement des institutions de microfinance locale a constitué une singularité dans l'industrie mondiale de la microfinance. Très rares sont les pays disposant d'un véhicule de financement dédié exclusivement au financement de leur activité de microfinance.
Les résultats de la troisième édition de l'enquête sectorielle JAIDA ont été présentés, et on a pu entendre au cours de cette rencontre, qui a réuni les représentants des différentes associations, un certain nombre de critiques relatives notamment au taux d'intérêt, aux délais de remboursement, au délai de grâce et même au laxisme des agents de crédit ?
L'enquête a révélé aussi d'autres côtés qui montrent tout l'intérêt qu'il faut porter au microcrédit. L'enquête a révélé par exemple des résultats très intéressants sur l'utilité du microcrédit : 96% des femmes et 81% des hommes interviewés ont affirmé que le microcrédit a amélioré leur qualité de vie; 76% des bénéficiaires sont satisfaits des conditions de prêt; 76% des bénéficiaires font de l'épargne dont 40% disposent d'un compte d'épargne; 91% des bénéficiaires affirment que leur activité génère une rentabilité satisfaisante. Ces résultats mettent en exergue que le microcrédit au Maroc est un outil de développement de la micro et petite entreprise avec un impact positif sur la qualité de vie. A côté de cela, il est vrai que l'enquête a aussi révélé quelques critiques dont les principales concernent un taux d'intérêt élevé (12% des interviewés) des délais de remboursement inadaptés à l'activité et une forte baisse dans les missions d'appui et d'accompagnement des bénéficiaires de la part des institutions de microfinance.
Vous avez présenté une étude sur les performances sociales, outil déployé auprès de plus de 300 associations pour les aider à améliorer leurs performances sociales. Quels sont les atouts d'un tel outil ?
Le fonds JAIDA souhaite élaborer avec ses partenaires, les associations de microcrédit marocaines, un programme de gestion des performances sociales dont l'objectif est de renforcer la dimension sociale du microcrédit. A travers ce programme, des standards universels de performances sociales seront définis afin de permettre à la microfinance marocaine de continuer de se reposer solidement sur les principes de base qui ont construit le secteur et fondé sa notoriété : proximité, inclusion, protection des clients, adaptation d'une gamme de produits et services. Pour développer ce programme, nous avons effectivement choisi un outil qui est actuellement déployé au sein de plus de 300 institutions de microfinance; ce qui nous permettra de disposer d'un benchmark puissant dans le cadre de l'évaluation de nos avancées dans ce domaine.
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