Quels sont les défis majeurs avec les sfd?
La microfinance a suscité tellement d’intérêt qu’il y a une multiplicité d’institutions qui opèrent dans le secteur. Dans le cadre particulier du Bénin, le dernier recensement a donné un chiffre de 721 institutions. Toutes ces institutions ne sont pas autorisées. Le nombre de celles qui sont autorisées tourne autour de 200.
Le premier défi est d’assainir le secteur, de le sécuriser et de faire en sorte que toutes les institutions qui interviennent soient réglementées et autorisées. Et que celles qui ne le sont pas disparaissent. Parce que le fait qu’on n’arrive pas à contrôler tous les acteurs du secteur laissent libre court à des dérives comme le fameux scandale « Icc services et consorts ». Le deuxième défi consiste à dynamiser les institutions de microfinance pour qu’elles arrivent à offrir les services financiers à tous ceux qui en manifestent le besoin.
Quelles sont les innovations qu’apporte cette loi sur les SFD?
Cette nouvelle loi, contrairement à l’ancienne, régit toutes les institutions de microfinance. Elle uniformise les régimes d’agrément. Ceci facilite le contrôle du secteur et la tâche de la supervision. L’autre avantage c’est que toutes les formes d’institutions de microfinance bénéficient des mêmes privilèges. Elles peuvent assurer les trois activités clés : collecte d’épargne, octroi de crédits, engagements par signature.
La nouvelle loi renforce le dispositif de supervision. Désormais dans le processus de formalisation, la BCEAO joue un grand rôle. L’avis conforme de la BCEAO est nécessaire pour avoir l’autorisation. De plus, pour les institutions d’une certaine taille, par exemple celles qui ont déjà deux milliards de dépôt, la supervision revient à la commission bancaire de l’UEMOA et à la BCEAO. La loi prévoit que désormais si une institution de microfinance n’est pas en règle et qu’elle est sanctionnée, la BCEAO dans un délai d’un mois prend directement la sanction, si la cellule chargée d’appliquer la sanction ne le fait pas.
Par ailleurs, Il est créé par décret au Bénin un comité de stabilité financière et d’assainissement du secteur de la microfinance. Le rôle du comité c’est de s’assurer que le secteur fonctionne dans les règles normales.
Lire l'article complet.
La microfinance a suscité tellement d’intérêt qu’il y a une multiplicité d’institutions qui opèrent dans le secteur. Dans le cadre particulier du Bénin, le dernier recensement a donné un chiffre de 721 institutions. Toutes ces institutions ne sont pas autorisées. Le nombre de celles qui sont autorisées tourne autour de 200.
Le premier défi est d’assainir le secteur, de le sécuriser et de faire en sorte que toutes les institutions qui interviennent soient réglementées et autorisées. Et que celles qui ne le sont pas disparaissent. Parce que le fait qu’on n’arrive pas à contrôler tous les acteurs du secteur laissent libre court à des dérives comme le fameux scandale « Icc services et consorts ». Le deuxième défi consiste à dynamiser les institutions de microfinance pour qu’elles arrivent à offrir les services financiers à tous ceux qui en manifestent le besoin.
Quelles sont les innovations qu’apporte cette loi sur les SFD?
Cette nouvelle loi, contrairement à l’ancienne, régit toutes les institutions de microfinance. Elle uniformise les régimes d’agrément. Ceci facilite le contrôle du secteur et la tâche de la supervision. L’autre avantage c’est que toutes les formes d’institutions de microfinance bénéficient des mêmes privilèges. Elles peuvent assurer les trois activités clés : collecte d’épargne, octroi de crédits, engagements par signature.
La nouvelle loi renforce le dispositif de supervision. Désormais dans le processus de formalisation, la BCEAO joue un grand rôle. L’avis conforme de la BCEAO est nécessaire pour avoir l’autorisation. De plus, pour les institutions d’une certaine taille, par exemple celles qui ont déjà deux milliards de dépôt, la supervision revient à la commission bancaire de l’UEMOA et à la BCEAO. La loi prévoit que désormais si une institution de microfinance n’est pas en règle et qu’elle est sanctionnée, la BCEAO dans un délai d’un mois prend directement la sanction, si la cellule chargée d’appliquer la sanction ne le fait pas.
Par ailleurs, Il est créé par décret au Bénin un comité de stabilité financière et d’assainissement du secteur de la microfinance. Le rôle du comité c’est de s’assurer que le secteur fonctionne dans les règles normales.
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