Les trois quarts de la population pauvre du monde ne possèdent pas de compte bancaire pour des raisons ayant trait à la pauvreté, mais aussi aux frais à engager, aux distances à parcourir et à la quantité de formalités à remplir pour ouvrir un compte. C’est ce que révèlent des données nouvellement publiées par la Banque mondiale.
Selon une enquête réalisée en 2011 auprès d’environ 150 000 personnes dans 148 pays, seulement 25 % des adultes gagnant moins de deux dollars par jour sont passés par une institution financière officielle pour épargner. Le fait de ne pas avoir accès aux services bancaires est lié aux inégalités de revenu : dans les pays en développement, les 20 % des adultes les plus riches ont au moins deux fois plus de chances de posséder un compte officiel que les 20 % les plus pauvres.
Ces derniers chiffres sont issus de données recueillies par Gallup Inc. et venant alimenter une base constituée par la Banque mondiale autour de l’accès aux services financiers dans le monde. Cette base données — baptisée Global Findex — décrit, avec un degré d’exhaustivité sans précédent, la façon dont la population mondiale épargne, emprunte, effectue des paiements et gère les risques. Ainsi apprend-on que 22 % des adultes de la planète affirment avoir économisé de l’argent auprès d’institutions financières officielles durant les 12 derniers mois, ou encore que plus de la moitié de la population dans les pays en développement ne possède pas de compte en banque, contre seulement 10 % dans les pays riches.
Dans les pays en développement, peu d’adultes gèrent le risque au moyen de produits financiers officiels. Plus de 11 % de la population adulte de ces pays disposent d’un prêt en cours pour faire face à des situations d’urgence ou à des besoins de santé, mais cette même population a recours à plus de 80 % uniquement à des sources de crédit non officielles. Parmi les adultes des pays en développement travaillant dans les secteurs de l’agriculture, de la forêt et de la pêche, seulement 6 % possèdent une assurance sur les récoltes, la pluie et le bétail.
Lire l'article complet sur le site de la Banque mondiale.
Lire le débat sur l'accès aux services financiers.
Selon une enquête réalisée en 2011 auprès d’environ 150 000 personnes dans 148 pays, seulement 25 % des adultes gagnant moins de deux dollars par jour sont passés par une institution financière officielle pour épargner. Le fait de ne pas avoir accès aux services bancaires est lié aux inégalités de revenu : dans les pays en développement, les 20 % des adultes les plus riches ont au moins deux fois plus de chances de posséder un compte officiel que les 20 % les plus pauvres.
Ces derniers chiffres sont issus de données recueillies par Gallup Inc. et venant alimenter une base constituée par la Banque mondiale autour de l’accès aux services financiers dans le monde. Cette base données — baptisée Global Findex — décrit, avec un degré d’exhaustivité sans précédent, la façon dont la population mondiale épargne, emprunte, effectue des paiements et gère les risques. Ainsi apprend-on que 22 % des adultes de la planète affirment avoir économisé de l’argent auprès d’institutions financières officielles durant les 12 derniers mois, ou encore que plus de la moitié de la population dans les pays en développement ne possède pas de compte en banque, contre seulement 10 % dans les pays riches.
Dans les pays en développement, peu d’adultes gèrent le risque au moyen de produits financiers officiels. Plus de 11 % de la population adulte de ces pays disposent d’un prêt en cours pour faire face à des situations d’urgence ou à des besoins de santé, mais cette même population a recours à plus de 80 % uniquement à des sources de crédit non officielles. Parmi les adultes des pays en développement travaillant dans les secteurs de l’agriculture, de la forêt et de la pêche, seulement 6 % possèdent une assurance sur les récoltes, la pluie et le bétail.
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