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Pratique de la tontine au Burkina-Faso : le Trésor public précise ses intentions

www.lefaso.net, 20 juin 2012

Encadrer et améliorer l’exercice de la pratique afin de sécuriser les épargnants

Les collecteurs d’épargne communément appelés "tontines" ou "cauris d’or" rejoignent leurs "clients" dans leurs domiciles ou lieux d’activités pour collecter leurs épargnes et pour décaisser ces épargnes notamment au moment des remboursements moyennant une commission. Plus concrètement, le client s’engage à épargner selon une périodicité, généralement journalière, une somme définie à l’avance, sur une période donnée (31 jours en général) au bout duquel le total de trente (30) jours d’épargne, lui est restitué. L’épargne du trente-unième jour reste au profit du collecteur. Une autre variante de la pratique est la vente d’article à crédit.

Les risques d’une collecte illégale de l’épargne

Il s’agit d’abord des risques de détournement des fonds collectés à d’autres fins. Les cas les plus fréquents sont la disparition du collecteur pour des raisons diverses (décès ou fuite du collecteur). Ce cas empêche alors le respect des engagements du collecteur à savoir, la restitution des sommes collectées auprès de l’épargnant. Des plaintes émanant de victimes elles-mêmes ou de la gendarmerie ont été d’ailleurs enregistrées par le Trésor public. En outre, des collecteurs habitant les zones d’insécurité sont fréquemment la cible de bandits qui les dépouillent des sommes collectées. La troisième limite est l’absence de rémunération de l’épargne et du caractère usuraire de la transaction. Au lieu d’être rémunéré pour son effort, l’épargnant paie des frais au contraire. Un calcul permet de se rendre compte que la commission perçue par le collecteur est de 3,33% par mois du montant collecté, soit environ 40% l’an.

Organiser la pratique de la tontine

La Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, qui exerce la tutelle des Systèmes financiers décentralisés ou institutions de microfinance au Burkina Faso, a entrepris des actions d’information et de sensibilisation. Elles ont consisté en des actions de communication à travers des communiqués radiophoniques pour sensibiliser les populations sur les pratiques illégales et appeler les collecteurs à se conformer à la réglementation.

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