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Cadre légal, règlementaire et institutionnel

Le 22 Juillet 2006, le Gouvernement a adopté une réglementation spécifique à la microfinance. Il s’agit du décret n°100/203.

Ce nouveau cadre réglementaire spécifique à l’activité microfinance prévoit les points essentiels suivants :

  • Délivrance des autorisations d’exercer par la Banque Centrale (BRB) ; « Nul ne peut exercer une activité de microfinance sans avoir été préalablement agréé à cet effet par la BRB  » ;
  • Responsabilité de supervision et de contrôle des activités de microfinance confiées au niveau de la Banque Centrale (BRB) ;

  • Découpage des établissements de microfinance en trois grandes catégories :
  • Première catégorie : les coopératives d’épargne et de crédit ;
  • Deuxième catégorie : les entreprises de microfinance ;
  • Troisième catégorie : les programmes/ projets de microcrédit.
  • Les établissements de première catégorie sont tenus de respecter les règles d’action mutualiste ou coopérative ;
  • Seuls les établissements de Première et Deuxième catégories sont autorisés à collecter l’épargne ;
  • Les établissements de Troisième catégorie sont uniquement autorisés à collecter les dépôts de garantie (épargne bloquée) de leurs clients ;
  • Pour les établissements de la Deuxième Catégorie, le capital minimum est fixé à 200 millions de francs burundais (environ 170.000 $) ;
  • Les établissements de Troisième Catégorie dont la dotation en capital y compris les lignes de financement extérieures n’excède pas 50 millions de francs burundais (50.000 $), ne sont pas assujettis au décret ;
  • Les banques et les établissements financiers exerçant une activité de microfinance demeurent régis par la Loi bancaire ;
  • Les projets de crédits filières et les projets de microcrédit sans volet épargne et résultant d’une convention entre l’Etat et les bailleurs de fonds ne sont pas assujettis au décret.
  • L’organe financier (caisse centrale) d’une structure faîtière a le statut de banque ou d’établissement financier et est régi par les dispositions de la Loi bancaire ;
  • Les établissements de microfinance sont assujettis à des normes prudentielles, à des rapports financiers annuels et à des visites d’inspection ;
  • Le texte empêche les individus impliqués dans des faillites ou gestion douteuse de posséder, diriger ou contrôler une IMF.


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