Au niveau du secteur informel, des pratiques endogènes d’épargne et de crédit existent tout aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain. Ces pratiques existent essentiellement sous forme d’entraide, de tontines et de prêts usuraires. Ces derniers sont généralement promus par des particuliers et les taux d’intérêt sont très élevés.
1ière catégorie : les institutions d’épargne et de crédit qui sont des expériences basées sur le rôle central de l’épargne pour alimenter le crédit. Leur mode d’organisation, de type mutualiste, se caractérise par le fait que l’épargne y est généralement préalable au crédit.2ième catégorie : les entreprises de microfinance. Ce sont des sociétés anonymes à but lucratif autorisées à collecter l’épargne du public et au retour donner du crédit.
3ième catégorie : les programmes de microcrédit. Il s’agit des structures qui ne font pas du microcrédit l’activité principale de leurs interventions mais ce volet est une composante parmi d’autres qu’elles renforcent le cas échéant.
Le phénomène de la microfinance n’est pas récent au Burundi. On peut en effet remonter en 1967 avec les premières interventions de
Chiffres indicateurs de la microfinance au 31 Décembre 2008 (en Francs burundais)
Période2004
2005
2006
2007
2008
Clients/ membres
272 340
311 094
365 074
309 945
403 897
Montant des crédits octroyés
9 603 149 000
8 704 138 000
14 172 283 000
20 622337797
30 752 426 954
Nombre d’emprunteurs
52 955
63 051
115 997
112 422
104 021
Crédit moyen
181 000
138 050
122 178
183 437
295 637
Dépôts
-
12 067 087 787
13 443 118 323
17 657 582 439
30 541 158 549
Encours crédits
-
13 897 427 000
14 173 075 000
18 930 603 801
28 740 431 405
$1=1230 francs burundaisSource : RIM

