Au Burundi, si l’offre de services de microfinance est encore peu développée, d’un certain côté, elle est toutefois en pleine expansion avec plus d’une dizaine d’institutions spécialisées qui desservent une population d’environ 311.000 clients selon le dernier décompte disponible à fin 2005.
Les premières expériences sont relativement anciennes, avec en 1967, les premières interventions de la BNDE (Banque Nationale pour le Développement Economique) et en 1984, l’implantation des premières coopératives d’épargne et de crédit initiées par le CICM (Centre International de Crédit Mutuel) avec l’appui de la coopération française. À l'origine, seules des structures publiques et parapubliques se sont engagées dans ce secteur et les premières initiatives privées n’ont vu le jour que vers la moitié des années 90. La plupart de ces jeunes structures se cherchent encore ; certaines d’entre elles ne disposent pas de structure permanente de gestion, notamment les fonds de solidarité, tandis que d’autres démarrent avec des structures légères.
Un premier diagnostic assez complet a été réalisé en 2001 à l’initiative du PNUD et du BIT. Selon ce diagnostic les institutions de microfinance burundaises touchaient à fin 2001 environ 215.000 clients et brassaient des flux financiers de l’ordre de 3,3 milliards FBU de dépôts (environ 3,3 millions de US$) et 12,3 milliards FBU de petits crédits (12,3 millions de US$), ce qui représentait 4,5 % de l’ensemble des dépôts du secteur financier et 8,9 % du total des crédits à l’économie du pays à fin 2001.
Pour en savoir plus, voir la Banque de données sur les systèmes financiers décentralisés du Burundi, réalisée par le BIT en 2002
Depuis 2000, trois événements majeurs ont marqué le développement du secteur :
Les premières expériences sont relativement anciennes, avec en 1967, les premières interventions de la BNDE (Banque Nationale pour le Développement Economique) et en 1984, l’implantation des premières coopératives d’épargne et de crédit initiées par le CICM (Centre International de Crédit Mutuel) avec l’appui de la coopération française. À l'origine, seules des structures publiques et parapubliques se sont engagées dans ce secteur et les premières initiatives privées n’ont vu le jour que vers la moitié des années 90. La plupart de ces jeunes structures se cherchent encore ; certaines d’entre elles ne disposent pas de structure permanente de gestion, notamment les fonds de solidarité, tandis que d’autres démarrent avec des structures légères.
Un premier diagnostic assez complet a été réalisé en 2001 à l’initiative du PNUD et du BIT. Selon ce diagnostic les institutions de microfinance burundaises touchaient à fin 2001 environ 215.000 clients et brassaient des flux financiers de l’ordre de 3,3 milliards FBU de dépôts (environ 3,3 millions de US$) et 12,3 milliards FBU de petits crédits (12,3 millions de US$), ce qui représentait 4,5 % de l’ensemble des dépôts du secteur financier et 8,9 % du total des crédits à l’économie du pays à fin 2001.
Pour en savoir plus, voir la Banque de données sur les systèmes financiers décentralisés du Burundi, réalisée par le BIT en 2002
Depuis 2000, trois événements majeurs ont marqué le développement du secteur :
- 2001 : élaboration du projet de politique nationale en microfinance à l’initiative du PNUD et du BIT ;
- 2002 : naissance de l’Association professionnelle dénommée le RIM ou « Réseau des Institutions de Microfinance du Burundi » ;
- 2005 : élaboration du projet de réglementation de la microfinance à l’initiative du PNUD et du BIT.

