Portail Microfinance  

CGAP logo ada GRET

English     عربي     Rechercher dans le site: 

Naviguez dans le dossier

Contactez-nous

Sommaire

Ressources du portail

Liens

 

3. Quels produits et services financiers pour le milieu rural et agricole ?

Cette rubrique présente les spécificités des produits et services adaptés à la demande rurale, en matière de crédit, d’épargne, d’assurance, ainsi que des « nouveaux produits », liés aux ressources des migrants par exemple.
Elle présente par ailleurs des outils pour communiquer sur le financement rural. Enfin elle propose des ressources sur des thématiques spécifiques.

1.Les produits et services adaptés à la demande rurale

(Document PDF, 4 pages)

2.Les outils pour communiquer sur le financement rural

Les interventions en matière de finance rurale sont aujourd’hui largement participatives et sont souvent confrontées à la nécessité d’expliquer aux populations partenaires ce qu’est le financement rural, comment s’articulent le crédit et l’épargne au sein du marché financier, comment fonctionne une institution de financement, quel est le rôle de ses membres….

Cette communication ne pourra être efficace que si elle est faite dans la langue utilisée dans le milieu rural donné ; mais au delà de la langue, elle devra prendre en compte les symboles, les métaphores couramment utilisées, et plus largement les codes sociaux et culturels de la population partenaire.

Cet effort de communication peut être soutenu par des méthodes et des outils adaptés dont des exemples sont proposés ici.

3.Les ressources sur des thématiques spécifiques

Cette rubrique présente une synthèse des ressources sur des thématiques spécifiques au sein du financement rural.
Certaines thèmatiques ne seront développées qu'en cours d'année.
  1. financement de l’agriculture,
  2. financement de l’agriculture périurbaine et du maraîchage
  3. financement de l’équipement agricole et rural
  4. financement des cultures pérennes
  5. financement des filières agricoles anciennement intégrées (coton, café, …)
  6. financement de l’élevage et de l’embouche
  7. financement des zones pastorales sahéliennes
  8. zones rurales très défavorisées
  9. financement des populations vulnérables (femmes, …)
  10. financement des petites entreprises rurales
  11. mobiliser les ressources des migrants
  12. finance rurale islamique
  13. finance rurale face aux catastrophes naturelles

1. Quelle est aujourd’hui la contribution de la microfinance à l’agriculture ?

Contrairement aux idées reçues, la microfinance, dans sa diversité, contribue de manière significative au financement des activités agricoles (Etude de cas : Contribution de la microfinance à l’agriculture familiale dans sept pays de l’UEMOA).
Mais cette contribution reste largement insuffisante par rapport à l’ampleur et à la diversité des besoins de financement de l’agriculture dans le contexte actuel de libéralisation des économies agricoles du Sud.

Le crédit offert par la microfinance est essentiellement de court terme et l’offre de crédit moyen et long terme reste globalement insuffisante. Plusieurs raisons expliquent cette faiblesse de l’offre : la rentabilité des activités financées peut être trop faible pour couvrir le coût du crédit (souvent le cas de la traction animale en culture vivrière par exemple) ; les institutions de microfinance (IMF) manquent de ressources stables de moyen et long terme et préfèrent rentabiliser leurs ressources par une rotation rapide à travers des crédits de court terme ; les IMF manquent de technologies adaptées pour sécuriser les crédits de moyen et long terme … Mais des innovations existent : location-vente mutualiste, crédit à l’équipement garanti au sein d’une filière de production (à la FECECAM Bénin par exemple).

Même s’il n’y a pas de « modèle » d’IMF plus spécifiquement adapté à l’agriculture, on observe néanmoins que ce sont les systèmes appropriés par les membres (mutuelles, coopératives, caisses villageoises, … ) qui contribuent le plus fortement au financement de l’agriculture. Les IMF à caractère entrepreneurial (comme l’ACEP au Sénégal par exemple) sont moins présents dans le financement de l’agriculture. Cette caractéristique peut être expliquée par la proximité entre l’IMF et ses membres (nombre de mutuelles ou de coopératives ont été créées par des populations agricoles, et conçues pour répondre aux besoins de financement de l’agriculture (FECECAM au Bénin, Kafo Jiginew au Mali,…), et par la décentralisation des procédures d’octroi et de suivi de crédit qui permet une bonne connaissance des emprunteurs et le traitement individualisé des dossiers. Mais ce type d’IMF, surtout si elles sont de faible taille et très locales, reste très vulnérable par rapport au risque covariant.

Des innovations en matière de sécurisation du crédit à l’agriculture apparaissent prometteuses : warrant agricole, délégation de créance, fonds de garantie paritaire, associations de caution mutuelle. Ces mécanismes de sécurisation mettent en jeu de nouvelles formes de contrats entre les différents partenaires de l’activité agricole : producteurs, organisations paysannes, transformateurs, commerçants. Les services d’épargne des IMF ne sont, le plus souvent, pas spécifiquement adaptés aux besoins de l’agriculture et les formes d’épargne traditionnelles (bétail, stock de céréales) sont souvent préférées par les clients des IMF (meilleure rentabilité, plus de souplesse, meilleure adaptation aux contraintes des ménages, …). En matière de produits d’assurances, les expériences d’assurance agricole (récolte, bétail, …) sont peu nombreuses et peu concluantes. Les initiatives s’orientent aujourd’hui vers l’assurance santé : celle –ci est plus facile à mettre en œuvre, elle répond à une préoccupation majeure des populations rurales et a une influence positive sur la préservation des forces productives des exploitations agricoles.

Les expériences de microfinance finançant de manière significative l’agriculture restent aujourd’hui concentrées sur des productions et des zones sécurisées (irriguées, …). La création d’une deuxième génération d’institutions répondant aux besoins des zones d’agriculture vivrière est nécessaire. Un effort important d’adaptation aux caractéristiques spécifiques des activités agricoles reste à faire. Mais cette offre de financement de l’agriculture ne pourra être développée par les IMF que si l’agriculture devient une activité économique plus rentable et plus sure (politique des prix, organisation des marchés, organisation des producteurs,….). Cela implique une coordination des politiques et des actions des bailleurs de fonds, ainsi que de nouvelles alliances entre les différents acteurs du milieu rural : organisations paysannes, IMF, services d’appui …

Pour aller plus loin

retour haut de page

3. Financer l’investissement agricole et rural par le crédit bail

Références sur le crédit moyen terme et le crédit bail
retour haut de page

4. Le financement des cultures pérennes

(Extrait de Wampfler B., 2001. Créer des services financiers adaptés, un défi au développement des cultures pérennes dans un contexte de libéralisation.Communication présentée à la Conférence Internationale de Yamoussoukro : » L’avenir des cultures pérennes. Investissement et durabilité en zone tropicale humide Yamoussoukro 5-9 novembre 2001 ». CIRAD TERA . Novembre 2001. 15 p.)

Les cultures pérennes (café, cacao, palmier à huile, hévéa, fruitiers) constituent une part souvent importante des systèmes de production des agricultures familiales des pays tropicaux. Leur développement depuis les Indépendances a été financé dans le cadre de filières fortement encadrées par les Etats. Dans le contexte actuel de désengagement de l’Etat, leur financement présente des contraintes spécifiques fortes auxquelles la microfinance peine à répondre.

Les besoins de financement des cultures pérennes
Les cultures pérennes nécessitent un investissement lourd pour la création des plantations ou leur rénovation. Ces plantations entrent en production et fournissent des revenus cinq à dix ans après leur création. La production financée ne permet pas donc pas un remboursement immédiat du crédit.

Les producteurs de cultures pérennes ont par ailleurs les besoins de crédit communs à toute agriculture familiale : crédit de court terme pour le financement des intrants, de la main d’œuvre mais aussi pour les productions de diversification, le financement des activités non agricoles, la consommation, la soudure, la scolarisation ; besoins de financement de moyen terme pour l’équipement agricole et familial.

Autres acteurs déterminants des filières de cultures pérennes, les organisations paysannes ont besoin de crédit court terme pour le financement de la campagne (commercialisation, approvisionnement), de crédit de moyen et de long terme pour l’équipement (équipement de pesée, moyens de transport, bâtiments de stockage, …).

La demande de financement des cultures pérennes s’inscrit dans un contexte difficile, caractérisé par un haut niveau de risques : risque agro-écologique, risque économique dans un univers à forte incertitude, risque lié à la faible organisation des producteurs, à la déficience du cadre juridique ….

La libéralisation des économies agricoles, en augmentant l’incertitude des conditions de production, a une incidence forte sur ce contexte et sur la problématique de financement. Ces incidences sont directes (démantèlement des institutions qui antérieurement assuraient l’accès au crédit, démantèlement des mécanismes de sécurisation du crédit par monopole de collecte et garantie sur la récolte). Ces incidences sont aussi indirectes : dégradation de la productivité des producteurs, forte fluctuation des prix, désorganisation de l’accès aux intrants, désorganisation de l’encadrement de la production, de la formation, de la recherche , désorganisation de l’entretien et du développement des infrastructures.
Quelles perspectives la microfinance offre-t-elle pour le financement des cultures pérennes ?
La contribution de la microfinance au financement direct des cultures pérennes reste pour l’instant limitée. Plusieurs raisons concourent à cet état de fait.

En Afrique, le développement du secteur est récent dans la plupart des pays de cultures pérennes (Cote d’Ivoire, Togo, Cameroun) ; au Ghana, au Bénin, ce développement est plus ancien, mais la contribution au financement des cultures pérennes reste faible.

La plupart des expériences tentées en la matière (par la FUSEC au Togo, la FENACOPEC en Cote d’Ivoire, …) ont abouti à des échecs dommageables pour les différents partis : impayés, endettement, pertes de fonds pour les IMF, dissensions fortes avec les organisations paysannes… Les responsabilités de ces échecs apparaissent partagées : l’offre des IMF étant souvent mal adaptée aux besoins, les organisations paysannes et les producteurs n’honorent pas leurs engagements de remboursement, en mettant en avant la détérioration des revenus, la baisse des cours des produits, les fluctuations de marché incompatibles avec les taux élevés pratiqués par la microfinance…). Des décennies de crédit laxiste et de mentalité de non remboursement du crédit public concourent aussi à la difficulté de mettre en place des services financiers durables.

Les caractéristiques de l’offre de la microfinance sont aujourd’hui mal adaptées aux besoins de financement des cultures pérennes
  • L’offre de crédit est principalement constituée de crédit court terme.
    Face aux besoins de financement des cultures pérennes de long terme (plantation ou régénération des plantations agées), plus de 90% des volumes de crédits octroyés à l’agriculture par les institutions de microfinance (IMF) sont des crédits de court terme (inférieur à 1 an). Hormis quelques réseaux mutualistes, très peu d’ IMF proposent du crédit à moyen terme (2 à 5 ans) à l’agriculture à une échelle significative. Aucune expérience de crédit de long terme (plus de 5 ans) n’a été répertoriée en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale ; les quelques expériences de crédit moyen terme existantes et significatives ont abouti à des résultats encourageants dans le cadre bien maîtrisé des filières coton et risquent d’être remises en cause avec la libéralisation de ces dernières. Les expériences de “leasing” ou « location vente mutualiste » développées à Madagascar, n’ont pas d’équivalent en Afrique de l’Ouest. Quelques tentatives existent cependant, mais sont encore à un stade expérimental : le Crédit Rural de Guinée, par exemple, s’est engagé dans le financement de plantations de café à partir de crédits de court terme échelonnés sur plusieurs années et remboursés avec des revenus de diversification.
  • Les institutions de microfinance ne répondent pour l’instant que marginalement aux besoins de financement des organisations paysannes
    Les freins sont ici de différentes nature : financiers (les volumes de financement requis par les organisations paysannes (OP) sont importants et souvent disproportionnés par rapport à la disponibilité de ressources des IMF), juridiques (les garanties que peuvent fournir les OP sont insuffisantes même dans le cadre assoupli des règles de la microfinance qui accepte une part de garanties morales), institutionnels (la méconnaissance et la méfiance entre les deux secteurs est importante)….

    On observe cependant des innovations dans ce domaine.
    L’expérience de la Mutuelle des producteurs de café –cacao du Togo appuyée par SOCODEVI est particulièrement intéressante de ce point de vue.

    retour haut de page

    9. Le financement des populations vulnérables : femmes, jeunes


    Références sur le financement des activités génératrices de revenus des femmes

    retour haut de page

    10. Le financement des petites entreprises rurales




    retour haut de page

    11. Microfinance et gestion des ressources des migrants

    Dans un nombre croissant de régions rurales, l’épargne des migrants représente une contribution importante pour les économies locales. Cependant la valorisation de ces ressources pose plusieurs problèmes : comment les transférer dans le pays d’origine, jusqu’à la région d’origine ? Au delà de la thésaurisation, comment valoriser cette épargne pour le développement économique local ? Quels produits de crédit proposer en lien avec cette épargne ? La microfinance peut contribuer à répondre à ces questions :
    • L’épargne des migrants : quel rôle pour la microfinance ?
      BIM du 05 06 01
    • Institutions de microfinance et services de transfert d'argent : le cas de UMU en Ouganda
      BIM du 12/10/04


    retour haut de page

le site en détail | nous contacter | contribuer | envoyer cette page à un ami