![]() |
| Accueil | Bibliothèque | Dossiers thématiques | Boîte à outils | Profils acteurs et pays | Conférences et formations | Consultants | Offres d'emploi | Actualités | Coups de projecteur |
7. Quels sont les liens de la microfinance avec les autres acteurs et modes d’intervention du milieu rural et agricole ?En particulier, quelles sont ses relations avec les Organisations Paysannes ? Comment la microfinance s’insère-t-elle dans les actions de développement local et dans les cadres de la décentralisation ? Quels sont les modes de coordination avec les autres services d’appui à l’agriculture et au monde rural ? 1. Les relations avec les Organisations Paysannes 3. Les modes de coordination avec les autres services d’appui 1.Quelles sont les relations de la microfinance avec les organisations agricoles ?(Document PDF, 3 pages)2.Quels sont les modes de coordination de la microfinance avec les autres services d’appui à l’agriculture et au monde rural ?La microfinance ne peut être efficace que si elle est insérée dans une économie rurale active, soutenue par des services fonctionnels : l’approvisionnement en intrants pour la production est réalisé, la commercialisation fonctionne, le conseil agricole et rural favorise l’amélioration des techniques de production et de gestion, les systèmes d’information sur les marchés fonctionnent …Tout comme les services financiers, la plupart des services d’appui au monde rural antérieurement assurés par l’Etat, sont aujourd’hui confrontés à la privatisation : intrants, santé animale, vulgarisation et conseil agricole, fourniture d’agro-équipements… Une offre privée émerge progressivement sous différentes formes (entrepreneurs privés, formels ou informels, organisations paysannes,…), mais son développement rencontre de nombreux obstacles. Comment organiser ces nouveaux services, comment assurer le changement d’échelle, quel rôle du marché, de l’action collective, quels sont les statuts juridiques adaptés, comment acquérir les compétences techniques et de gestion nécessaires au bon fonctionnement d’un service, comment financer les investissements financiers nécessaires pour leur développement, comment garantir la bonne qualité des services, comment assurer la concurrence loyale, sont autant de questions clé pour le développement des services qui ne sont pour l’instant pas ré-solues. Au-delà de la restructuration de chaque type de service, se pose le problème de leur coordination : ainsi, par exemple, pour valoriser efficacement un crédit productif, un ménage rural aura besoin d’accèder aux intrants, de débouchés pour la commercialisation des produits, de conseil de gestion, d’accès à l’information. L’efficacité du crédit est donc conditionnée aussi par les performances du « système de services » ou « réseau de service » auquel les acteurs économiques ruraux auront ou pas accès. Autrefois souvent assurée par l’Etat, cette coordination entre services est aujourd’hui laissée aux seules lois du marché et force est de reconnaître que dans de nombreuses zones rurales, cette coordination par le marché semble insuffisante pour garantir la viabilité et la qualité des services d’appui agricoles et ruraux. Des formes de coordination alternatives ou complémentaires au marché sont aussi explorées : négociation, coopération, contractualisation … La réflexion sur les réseaux de services ruraux est encore embryonnaire, mais la microfinance y participe activement. Les textes suivants illustrent les enjeux d’une approche en termes de réseau de services pour le développement d’une technique encore importante pour de nombreux ménages ruraux du Sud, la traction animale.
retour haut de page 3.Comment la microfinance s’insère-t-elle dans les actions de développement local et dans les cadres de la décentralisation ?Des politiques et des actions de décentralisation se développent dans de nombreux pays du Sud, avec l’objectif d’améliorer la décision et la gestion publiques en les rapprochant des citoyens.Les nouveaux organes politiques et administratifs créés dans le cadre de la décentralisation (régions, communes, …) se voient confier la définition et la mise en œuvre de politiques locales de financement du développement et des activités économiques. Dans certains cas, mais pas toujours, cette décentralisation est assortie d’une allocation de fonds (fonds régionaux, fonds de développement local, …) destinés à financer les actions de la décentralisation. Ces fonds peuvent être d’origine extérieure ou paritaire (la communauté qui en bénéficie contribue à abonder le fonds de développement), et peuvent être utilisés à diver-ses fins : investissements communautaires, infrastructures, mais aussi fonds de crédit destinés à soutenir les activités économiques des membres de la communauté. Les règles de gestion de ces fonds sont le plus souvent définies conjointement par le bailleurs de fonds (gouvernement, bailleurs extérieur, …) et les membres de la communauté. La gestion des fonds de crédit est souvent source de problèmes dans ce cadre :
Si ces partenariats entre microfinance et développement local se développent dans de nombreuses zones rurales, ils ne sont pas indemnes de problèmes, voire de conflits. Souvent, c’est là encore la question du taux d’intérêt qui cristallise les tensions, les communautés ne comprenant pas pourquoi on leur applique un taux d’intérêt qui peut être élevé sur des fonds qui leur ont été destinés. Tout comme pour les relations avec les organisations paysannes, les institutions de microfinance doivent s’engager dans un travail de pédagogie de longue haleine pour expliquer la logique de construction d’un service financier durable et renforcer leurs liens avec les nouvelles structures issues des politiques de décentralisation. retour haut de page |
| le site en détail | nous contacter | contribuer | envoyer cette page à un ami |