- Principales initiatives internationales autour des performances sociales
- Avancées sur la certification
Le travail sur les performances sociales se structure autour d’un certain nombre d’initiatives complémentaires à l’échelle internationale. Elles sont ici présentées brièvement. Par la suite, les différents outils seront plus spécifiquement abordés en lien avec les questions auxquelles ils cherchent à répondre.
Principales initiatives internationales autour des performances sociales
| Nom | Description | Outil / norme |
|---|---|---|
| Performances sociales des IMF et des investisseurs | ||
| SPTF (Social Performance Task Force) | Groupe de travail international visant à fédérer toutes les initiatives sur les performances sociales ou thèmes connexes. S’est imposé comme prescripteur pour le secteur. | Principes de gestion de la PS (SPM) : 5 principes pour les IMF Standards universels de gestion de la PS : 7 catégories pour les IMF Indicateurs de PS : 11 catégories d’indicateurs de reporting (développés avec le MIX Market) |
| MIX Market | Portail de publication de statistiques sur la microfinance | Indicateurs de PS : 11 catégories d’indicateurs de reporting (développés avec la SPTF) |
| ProsperA | Réseau de praticiens, d’investisseurs, de chercheurs et d’organisations d’appui sur les performances sociales animé par CERISE. | SPI : outil d’audit social des IMF SAM : outil d’audit social pour les véhicules d’investissement en microfinance |
| Consortium ImpAct | Réseau de praticiens, investisseurs, chercheurs et organisations d’appui sur les performances sociales animé par IDS. | Guide pratique de gestion des performances sociales QAT : outil d’audit social (avec MFC) |
| PRI | Réseau international d’investisseurs définissant des principes responsables | Principes d’investissement responsable Principes des investisseurs pour la Finance Inclusive |
| Protection des clients | ||
| Smart Campaign | Groupe de promotion de la protection des clients des IMF animé par ACCION International. | Principes essentiels de protection des clients Processus de certification |
| Transparence des taux | ||
| Microfinance Transparency | Initiative de promotion de la transparence des taux d’intérêt | Calculateur du taux d’intérêt effectif annuel |
La SPTF s'engage avec ses membres pour développer, diffuser et promouvoir les standards et les bonnes pratiques pour l’évaluation, la gestion et le reporting des performances sociales. La SPTF accomplit cette mission, en :
- fournissant une plate-forme de dialogue, d'apprentissage et de collaboration ;
- facilitant l'engagement et le plaidoyer dans le secteur à tous les niveaux - IMF, réseaux, organismes de soutien, bailleurs, investisseurs, autorités de régulation ;
- œuvrant pour la mise en place de standards dans le secteur, en mesures, suivi, gestion, reporting et formation sur les performances sociales ;
- promouvant les bonnes pratiques et diffusant les succès des IMF impliquées en gestion de performance sociale ;
- recueillant des indicateurs de qualité et collectant des résultats de recherches afin de construire un argumentaire en faveur de la gestion de performance sociale.
Elle a défini :
Des Principes de gestion de la performance sociale, selon lesquels « une IMF gérant sa performance sociale doit explicitement :
- traduire sa mission et ses valeurs en objectifs clairs et mesurables afin de définir explicitement ses intentions sociales ;
- créer et implanter des systèmes de responsabilité sociale, en incluant la protection du client ;
- tracer, comprendre et analyser les progrès faits en matière d’objectifs sociaux ;
- aligner ses pratiques commerciales avec les objectifs sociaux et financiers ;
- s’assurer que les prises de décisions prennent en compte les résultats sociaux et financiers à la fois. » (SPTF, voir texte complet ici.
Des Standards universels de performance sociale en cours de révision en 2011. Les standards sont développés pour chaque groupe d’acteurs. Pour les IMF, ils se répartissent en 7 catégories (voir encadré).
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La SPTF et les standards universels pour réaffirmer les principes de base de la microfinance Les « standards universels de performances sociales » ont pour objectif de se prémunir contre les dérapages d’une commercialisation à outrance, mue uniquement par la recherche du profit. Il s’agit de fixer des garde-fous clairs qui préservent les principes essentiels de la microfinance, sur lesquels elle a bâti sa notoriété : proximité, inclusion, déontologie, respect des personnes, transparence, adéquation aux besoins, etc.
Les standards se déclinent en 7 catégories (depuis mi-2011) : - Objectifs sociaux et ciblage des clients - Gouvernance et engagement envers les objectifs sociaux - Protection des droits des clients - Produits et services adaptés aux besoins des clients - Responsabilité sociale vis-à-vis des employés - Suivi des clients - Performance financière responsable Les standards peuvent être téléchargés, en version française ici.
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Des Indicateurs de mesure des performances sociales développés avec le MIX et désormais intégrés dans les standards de reporting du MIX pour les IMF. Ils se répartissent en 11 catégories :
1. Mission et objectifs sociaux
2. Gouvernance
3. Gamme de produits et de services
4. Responsabilité sociale envers la clientèle
5. Transparence dans le coût des services aux clients
6. Ressources humaines et mesures d'incitation du personnel
7. Responsabilité sociale envers l'environnement
8. Capacité à atteindre les pauvres
9. Capacité à atteindre les clients par méthodologie de prêt
10. Entreprises financées et création d'emploi
11. Taux de rétention des clients
Voir la liste complète des indicateurs en français ici
On peut également trouver sur le site de la SPTF des documents d’introduction sur les performances sociales.
Le Microfinance Information Exchange (MIX) est le premier fournisseur d'informations sur les IMF offrant des données financières, sociales, de produits et de structure de financement. Son travail est consacré au renforcement du secteur de la microfinance par l’amélioration de sa transparence. Le MIX offre ainsi une plateforme d’échange d’information sur les IMF, les investisseurs, les réseaux et les prestataires de services travaillant dans le secteur.
Le MIX accomplit sa mission à travers diverses plateformes web publiques, dont le site internet www.mixmarket.org, le MicroBanking Bulletin (publication semestrielle) et le MIX Microfinance World (regroupant l’ensemble des publications régionales du MIX).
La mission du MIX est d’aider à construire un marché de la microfinance en offrant des services de collecte de données, des outils de suivi de performance et de comparaisons sectorielles (benchmarking), ainsi que des services d’information spécialisés.
Comme indiqué plus haut, le MIX a décidé d’intégrer le reporting des performances sociales à celui déjà existant des performances financières et pour faciliter l'accès à ces données.
Le www.mixmarket.org permet depuis 2011 de consulter les performances globales des IMF : financières et sociales.
ProsperA, l’Alliance pour la Promotion des Performances Sociales est une initiative créée par CERISE et ses partenaires autour de l’utilisation de l’outil d’audit social SPI.
ProsperA s’engage à promouvoir les performances sociales en défendant une pluralité d’objectifs : ciblage des pauvres et des exclus ; amélioration des services pour répondre aux besoins des publics cibles ; renforcement des capacités des bénéficiaires, en particulier en termes de capital social ; engagement en faveur de la responsabilité sociale vis-à-vis des employés, des clients, de la communauté et de l’environnement.
ProsperA renforce les capacités des IMF et des réseaux locaux, au travers d’échanges et de formations, accompagne l’innovation et le changement des pratiques, en mutualisant les savoir faire et en produisant des outils opérationnels. Cette alliance promeut la culture des performances sociales en valorisant le travail et la vision des praticiens auprès des autres acteurs de la microfinance. ProsperA a en particulier été actif pour alimenter une réflexion collective et des actions communes autour de l’amélioration de l’outil SPI et de l’analyse des résultats des audits sociaux conduits ces dernières années.
Un outil d’audit social pour les véhicules d’investissement en microfinance (SAM http://www.cerise-microfinance.org/-outils-) a également été créé (en anglais)
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Activités des membres de ProsperA
Les activités que les membres réalisent en lien avec ProsperA sont diverses. Pour des réseaux d’IMF comme RFR (Equateur) ou FINRURAL (Bolivie), l’évaluation sociale et l’analyse de la gouvernance s’intègrent aux mécanismes d’autorégulation nationaux et alimentent les échanges avec les autorités gouvernementales pour élaborer des cadres normatifs adaptés au financement du développement. Au Bénin, le réseau d’IMF Consortium Alafia, travaille à l’inclusion d’indicateurs de performances sociales dans les systèmes d’information de ses membres. Une étude sur les liens avec les performances financières a été menée. Le réseau de la CIF (Confédération des Institutions Financières) conduit régulièrement des audits sociaux de ses membres, consolidés dans un tableau de bord social, pour alimenter la réflexion des structures de gouvernance des membres. Des investisseurs, tels que Oikocredit ou la Fondation Grameen Crédit Agricole pour la Microfinance, utilisent des évaluations de performances sociales comme base de discussion avec leurs IMF partenaires. Kiva réalise un audit SPI pour chacune de ses IMF partenaires et a travaillé avec CERISE sur la mise en ligne d’une page Wiki destinée aux utilisateurs de SPI. En Europe, l’Adie adapte des modes d’évaluation sociale (SPI et profil d’exclusion) aux particularités du microcrédit au Nord. Au niveau de ProsperA, ces activités sont capitalisées pour permettre une meilleure compréhension des liens qui existent entre performances sociales et performances financières, entre performances sociales et impact, entre performances sociales et gouvernance.
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Voir plus de détails sur la page SPI du site de CERISE : charte ProsperA, carte d’adhésion, liste des membres, bilan des activités, etc.
En tant que programme de recherche-action, Imp-Act soutient le suivi et le management de la performance sociale en microfinance. A l’origine, le programme se concentrait sur l’évaluation de l’impact, mais il a évolué pour englober une vue plus large du processus par lequel l’impact est atteint.
C’est une collaboration entre des praticiens de la microfinance, des réseaux nationaux et internationaux, des organisations de soutien et une équipe d’universitaires de trois universités du Royaume-Uni. Plus de 30 organisations dans 22 pays, sur les cinq continents, y ont participé. Il comprend des banques réglementées, des organisations à but non lucratif combinant services financiers et non-financiers, des communautés de base et des groupes de solidarité de femmes.
Avec cette diversité, Imp-Act a soutenu des institutions de microfinance pour développer leurs propres systèmes pour évaluer les progrès dans l’atteinte de leurs objectifs sociaux. Avec le soutien de la Fondation Ford, chaque partenaire a reçu une aide pour entreprendre sa propre activité de SPM (« Social Performance Management »/ Gestion des performances sociales) menée par son personnel et a été soutenu quand cela a été nécessaire par une expertise externe en contrat avec des réseaux, des cabinets de consultants ou de recherche. Certains partenaires ont choisi de faire des recherches ; certains se sont concentrés sur la construction de leur capacité dans SPM ; d’autres ont ciblé une question, un produit ou une méthodologie spécifique.
Imp-Act a développé un guide pratique de gestion des performances sociales qui se concentre autant sur chaque aspect du processus par lequel l’organisation traduit ses objectifs sociaux en pratique, que sur les résultats et les impacts plus larges pour les clients et leurs communautés.
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Exemples de pratiques en Gestion des Performances Sociales
Les partenaires d’Imp-Act ont gagné une meilleure connaissance de leurs clients et ont appris comment répondre de façon plus appropriée à leurs besoins. Quelques exemples :
-Sinapi-Aba Trust, au Ghana, a développé un programme de formation pour améliorer le savoir-faire des femmes et leur confiance en elles pour accéder à de plus gros crédits pour l’achat de biens productifs ; -FOCCAS, en Ouganda, a appris que les clients sont particulièrement fragiles de février à juin et a développé un produit de prêt plus flexible ; -Negros Women for Tomorrow Foundation (NWTF), aux Philippines, a affiné ses formulaires d’admission pour permettre de suivre le niveau de pauvreté de ses clients à l’entrée et à chacun des prêts suivants (utilisation du « PPI ») ; -CAME, au Mexique, a conduit une évaluation de l’impact et une étude de l’utilisation des crédits qui a aidé les cadres de direction à mieux comprendre les caractéristiques des clients. |
Comme une communauté de chercheurs de recherche-action, Imp-Act a tiré les leçons de ses succès et défis. Parce que les IMF partenaires se sont activement engagées dans le processus, elles se sont mieux approprié les résultats.
Imp-Act a appuyé le MicroFinance Centre (MFC) pour élaborer l’outil d’audit social QAT (Quality Audit Tool) aligné sur la méthodologie utilisée par M-CRIL et Microfinanza Rating, ce qui signifie que les informations collectées par le biais du QAT sont directement exploitables dans le cadre d’un processus de rating social externe.
Pour plus d’informations sur le programme Imp-Act ou de détails sur le travail des partenaires individuellement, allez sur le site internet du réseau (en anglais) : www.Imp-Act.org.
L’Initiative pour des Principes d’Investissement Responsable (PRI) est un réseau international d’investisseurs constitué avec le soutien des Nations Unies pour mettre en pratique des Principes d’investissement responsable.
Ils reflètent la prise de conscience d’un nombre croissant d’experts en investissement qui pensent que les questions environnementales, sociales et de gouvernance d’entreprise (ESG) peuvent influer sur la performance des portefeuilles d’investissement. Les six Principes fournissent un éventail d’actions possibles pour pouvoir incorporer les questions ESG au processus décisionnel d’investissement et aux pratiques.
Télécharger la brochure en français : Principes pour l’Investissement Responsable, PRI, 12 p. http://www.unpri.org/files/PRI-Brochure_French.pdf
Lors du Forum pour la Finance Responsable à la Hague en janvier 2011, un groupe de 40 investisseurs a lancé et signé un ensemble de Principes des investisseurs pour la Finance Inclusive, développés en collaboration avec PRI, le CGAP et d’autres acteurs clés.
Les Principes contribuent à promouvoir un secteur des services financiers inclusif (incluant la microfinance mais pas seulement) qui préserve les intérêts de ses clients à faibles revenus. Les signataires des principes s’engagent pour la création de secteurs financiers inclusifs qui améliorent la vie des clients en fournissant de manière responsable des services financiers transparents.
- 6. Le groupe de travail de la Plateforme européenne
Depuis 2006, un groupe de travail sur l’investissement responsable (MIR – « Making Microfinance Investment Responsible ») a été créé dans le cadre de la plateforme européenne de la microfinance (e-MFP). Il vise à renforcer la stratégie sociale des véhicules d’investissement en microfinance en créant des synergies entre les acteurs et en développant des cadres d’audit, de rating ou de reporting et des initiatives de certification.
Régulièrement, des expériences concrètes, des études de cas et des analyses sur les évolutions souhaitables sont publiées dans la Revue Dialogue Européen. En 2011-2012, des synthèses sur l’implication des investisseurs en due diligence, suivi et gouvernance sont en préparation.
La Smart Campaign est une action mondiale visant à unir les dirigeants de la microfinance autour d’un objectif commun : s’assurer que les clients demeurent le moteur de l’industrie. Pour aider le secteur de la microfinance à conserver son caractère social tout en demeurant sain financièrement, la Smart Campaign travaille auprès de dirigeants de la microfinance à travers le monde pour apporter aux institutions de microfinance les outils et les ressources dont elles ont besoin pour fournir des services financiers transparents, respectueux et prudents à tous leurs clients. En faisant des clients une priorité et en travaillant ensemble, il s’agit de renforcer le secteur de la microfinance et en faire un modèle de services bancaires responsables partout dans le monde.
La Smart Campaign travaille depuis plusieurs années sur la définition et la promotion de Principes essentiels de Protection des Clients afin d’aider les institutions de microfinance à travailler de manière éthique. La Smart Campaign a été mise en place pour faciliter la mise en œuvre d’un code commun de déontologie qui gouverne la manière dont les clients doivent être traités, et pour promouvoir la mise en application des mesures de protection pour les clients au sein des activités du secteur. La Campagne soutient la création des outils et des ressources nécessaires pour faire de la Smart Microfinance la norme pour l’ensemble des fournisseurs et autres institutions de microfinance.
MF Transparency est une initiative internationale pour une tarification équitable et transparente dans le secteur de la microfinance.
Le « vrai » prix des produits de prêt (taux effectif) est rarement mesuré avec précision et déclaré de façon transparente, pour des raisons qui peuvent aller de l’absence de réglementation à l’intention marketing en passant par la complexité des calculs. Ainsi, MF Transparency estime qu'il est nécessaire de présenter des informations sur les produits de crédit et leur prix de façon claire et cohérente. Et dans le même temps, MF Transparency voit une occasion d'offrir un enseignement sur les difficultés rencontrées par certaines institutions de microfinance en ce qui concerne les taux d'intérêt et le coût des produits.
MF Transparency propose notamment sur son site un outil standardisé pour calculer les taux d’intérêt effectifs des produits de prêt. Dans certains pays, l’organisation a travaillé avec les associations professionnelles et les IMF pour rendre public le prix de l’ensemble des produits proposés par les IMF (Azerbaïdjan, Bolivie, Bosnie-Herzégovine, Cambodge, Equateur, Inde, Kenya). Des travaux sont en cours dans de nombreux autres pays.
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MF Transparency au Sénégal
La Fondation Grameen Crédit Agricole s’est associée à MF Transparency pour organiser un séminaire d’une journée sur la transparence des prix en Afrique de l’Ouest le jeudi 3 mars 2011 à Dakar.
Cet événement a réuni 70 personnes, avec un grand nombre de représentants d’IMF, de réseaux professionnels, d’experts, d’investisseurs mais aussi des gouvernements, de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et des Agences de Développement. Les sessions de travail et de formation se sont concentrées sur l’établissement des prix des microcrédits et la protection des clients. Ce séminaire a été l’occasion unique d’un dialogue ouvert et constructif entre acteurs du secteur sur des sujets tels que les avantages et inconvénients du plafonnement des taux d’intérêt dans la zone UEMOA et les conditions de mise en œuvre de la transparence des prix. Source : extrait de la Newsletter Grameen Crédit Agricole |
Depuis le lancement de l’initiative MFTransparency en juillet 2008, 859 leaders du secteur, couvrant 60 millions de clients dans le monde, ont signé la déclaration de soutien à l’initiative.
Avancées sur la certification : Smart Campaign, Sommet du Microcrédit et le « Seal of Excellence », Foro Lac Fr et la certification par les réseaux
La Smart Campaign a annoncé en février 2011 le lancement d’un processus de certification afin de permettre aux IMF du monde entier de démontrer leur adhésion aux Principes de Protection des Clients après une évaluation indépendante.
La certification constitue la prochaine étape suite au programme pilote lancé auprès de 14 IMF. Ces institutions ont accepté de partager leur vécu en matière de protection des clients. Les outils d'évaluation mis au point et testé dans cinq pays ont été mis à la disposition de tous les signataires de la campagne.
Label d’Excellence du Sommet du Microcrédit pour le ciblage de la pauvreté et la transformation des conditions de vie
La Campagne du Sommet du Microcrédit, une organisation internationale de plaidoyer pour la microfinance, a lancé en 2010 le développement d'un « Label d'Excellence dans la microfinance pour atteindre les pauvres et transformer leur vie ». Le label « Seal of Excellence » distinguera les IMF responsables, réellement inclusives vis-à-vis des pauvres et contribuant à un changement positif. Reconnaissant la portée d’initiatives majeures du secteur de la microfinance, le Label se fondera sur les principes de protection des clients de la Smart Campaign et le travail de la Social Performance Task Force. L'idée de ce Label en microfinance est de définir une vision pour le secteur dans des termes qui soulignent le potentiel de la microfinance à œuvrer en faveur des pauvres et à contribuer à une transformation positive dans la vie des clients, de leurs familles et communautés, et de permettre la distinction des IMF mettant en œuvre cette vision.
Initiative de Certification par les réseaux d’IMF en Amérique latine
Au cours des dernières années, les réseaux nationaux et régionaux d’Amérique latine et Caraïbes, rassemblant plus de 400 institutions de microfinance, ont travaillé ensemble pour développer la performance sociale dans la région. En 2009, les réseaux REDCAMIF, FOROLAC FR et le Projet MISION se sont fixé pour objectif de mettre en œuvre un système de certification de la performance sociale . Cette proposition se fonde sur la nécessité de créer un label de qualité, basé sur un ensemble de règles, processus et mécanismes, certifiant la mise en œuvre effective par une IMF de sa mission sociale, ainsi que l’obtention de résultats cohérents ayant un objectif de développement. L'idée est donc d'aller au-delà du développement actuel de la performance sociale orienté autour du renforcement des processus internes d’une IMF, et de pouvoir mesurer et évaluer les résultats obtenus afin d’atteindre un niveau de transparence plus significatif entre les institutions. En 2011, la proposition prévoit le développement de trois labels afin de distinguer la pauvreté, le développement rural et le genre, conformément aux trois principaux axes sur lesquels les IMF possédant une approche de performance sociale se sont concentrés.
En savoir plus (lien en espagnol)






