Depuis 1999, le Gouvernement s’est engagé, dans une "Déclaration de politique de développement de la microfinance" (DPDM), à ne pas exécuter directement les programmes de microfinance et à maintenir un environnement macro- économique stable, un cadre légal, réglementaire et institutionnel favorables au développement du secteur. Un objectif prioritaire de cette politique vise à étendre les services de microfinance à l’ensemble du territoire. Les grands principes à la base de cette politique concernent la libre fixation des taux d’intérêt (absence de plafonnement), la formation, la réglementation, l’assistance technique, le refinancement et la coordination nationale.
La concrétisation de cette politique est
- l’exercice de la tutelle de l’Etat à travers le Ministère des Finances et du Budget (MFB) qui assure la coordination nationale de la politique générale du Gouvernement en matière de microfinance via la Direction Générale du Trésor sur le contrôle des flux financiers relatifs aux refinancements, via la direction de coordination des projets de développement financés sur fonds publics dont la microfinance,
- l’implication du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) qui intervient dans la promotion et le développement des systèmes financiers décentralisés de proximité pour le financement du monde rural via la DAOP (direction d’appui aux organisations des producteurs)
la responsabilisation de la CSBF en tant que structure indépendante créée par l'Etat, responsable du contrôle de l'application des lois, de la surveillance et de l'agrément des institutions financières dont les IMF ; - la création de la coordination nationale de Microfinance, rattachée au Ministère des Finances, pour coordonner l’ensemble des interventions dans le secteur ;
- l’assistance de la Banque mondiale à travers le financement de l’Agence d’exécution Projet Microfinance (AGEPMF) qui a pris la relève du Projet d’Assistance Technique au Financement Rural (PATFR) ;
- la concrétisation de la SNMF (stratégie nationale de microfinance).
Le gouvernement a par ailleurs reçu un appui du PNUD pour mettre en place la stratégie nationale de la microfinance (SNMF) en 2001. Tous les acteurs comme les IMF, opérateurs techniques, bailleurs de fonds, gouvernement ont été consultés préalablement à son adoption.
Cette stratégie a été mise à jour et calée par rapport à la feuille de route du MAP (Madagascar action Plan) en 2007. La mise à jour de la stratégie a notamment fait ressortir la nécessité de fusionner les deux associations professionnelle en une association unique.
La SNMF est articulée autour de trois axes stratégiques :
Le premier axe a comme objectifs de
Le deuxième axe a comme objectifs de Le troisième axe a comme objectifs de
l'offre viable et pérenne de produits et services adaptés, diversifiés et en augmentation, notamment dans les zones non encore couvertes par des IMF professionnelles,

