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Stratégie / politique nationale de développement du secteur

L’élaboration de la Stratégie Nationale de Microfinance (SNMF) de la Mauritanie a subi un long processus.
En effet, c’est avec l’appui de la BAD que l’atelier national sur la réglementation de la microfinance a été organisé à Nouakchott, les 08, 09 et 10 novembre 1999. Cet atelier avait inscrit dans ses objectifs la préparation de la SNMF (voir le projet de plan d'action pour l'élaboration de la stratégie nationale et le rapport de l'atelier national sur la réglementation de la microfinance).
En 2001, l’atelier national sur la « capitalisation des acquis de la microfinance en Mauritanie » avait comme principale recommandation d’élaborer enfin cette SNMF. C’est dans ce cadre qu’elle a été élaborée en 2002 par le groupe ad hoc précité. Le groupe a procédé à la mise à jour de cette stratégie en 2003. Elle a été présentée et adoptée en Conseil des Ministres en novembre 2003.

En 2004, il a été établi un arrêté conjoint du Gouverneur de la BCM et du Commissaire aux Droits de l’Homme, à la Lutte contre la Pauvreté et à l’Insertion (CDHLCPI), portant création du Comité de Concertation sur la Microfinance.
On distingue deux comités :
  • le Comité de Gestion composé de : 1 représentant du MAED, 1 représentant du SECF, 2 représentants de la BCM, 2 représentants du CDHLCPI et 1 représentant des bailleurs. La présidence du Comité est tournante. Le mandat est de 12 mois.
  • le Comité de Pilotage, co-présidé par le CDHLPCI et la BCM, est composé de :i) la BCM, ii) le CDHLCPI, iii) l’Apromi, iv) la PROCAPEC Suite à son adoption, la SNMF a fait l’objet d’une Table Ronde des bailleurs le 9 mai 2005 à Nouakchott.
L'objectif stratégique est de disposer d’un secteur de la microfinance viable et pérenne relevant du secteur privé et intégré au secteur financier, diversifié sur les plans de la forme institutionnelle et de l’offre de produits et services. Le secteur devra également être innovateur, assurer une couverture satisfaisante de la demande solvable de services microfinanciers, sur l’ensemble du territoire, et opérer dans un cadre politique, légal, réglementaire et fiscal adapté et favorable.

L’objectif de développement est de favoriser l’accès à des services de microfinance viables et durables à une majorité des ménages pauvres ou à faibles revenus et des micro entrepreneurs sur l’ensemble du territoire.

Les trois objectifs immédiats sont les suivants :
  • Améliorer le Cadre légal et réglementaire dans un sens favorable à l’émergence et au développement des IMF ;
  • Professionnaliser et pérenniser les IMF pour une offre de produits et services de microfinance diversifiée et étendue, notamment dans les zones non couvertes ;
  • Mettre en place un cadre institutionnel de conduite efficiente et concertée de la SNMF et son articulation avec la Stratégie Nationale de la Micro et Petite Entreprise.
Les trois principaux objectifs précités sont traduits en trois grands axes stratégiques avec des objectifs et des actions spécifiques pour chacun. On les retrouve de façon détaillée dans la matrice du plan d’action de la Stratégie nationale de microfinance qui intègre les résultats attendus, les activités à mener et la responsabilité des acteurs impliqués dans la mise en œuvre. Les trois principaux acteurs de cette stratégie sont : i) le CDHLCPI (aujourd'hui direction de l'insertion du MEIFP) ; ii) la BCM ; iii) l’APROMI

Les acteurs nationaux inscrits dans le plan d’action de la SNMF seront responsables de son exécution. Cependant, les actions mentionnées seront menées avec l’appui des bailleurs de fonds, dont le niveau de participation et les centres d’intérêt devaient être précisés à l’issue de la table – ronde des bailleurs. Le plan d’action s’étend sur cinq ans.

La mise en œuvre de la stratégie devra permettre d’atteindre les principaux résultats suivants :
  • Un cadre légal, réglementaire et fiscal favorable permettant une diversification de l’offre, par une ouverture aux IMF non mutualistes, un développement dans les zones non couvertes, notamment en milieu rural et une viabilité des IMF ;
  • Une amélioration des capacités des services chargés de la microfinance de la BCM ;
  • La professionnalisation des IMF, leur pérennisation, leur plus grande structuration professionnelle et une meilleure représentation des IMF dans la gestion du secteur ;
  • Un développement des innovations en offre de produits et services et une diversification de l’offre et la couverture totale du pays ;
  • Une amélioration de la collecte de l’épargne ;
  • Une plus grande disponibilité et utilisation de ressources longues, notamment de lignes de crédit ;
  • Une meilleure articulation avec les banques et une plus grande intégration des marchés financiers nationaux.
  • Le développement d’une offre de services techniques efficients, adaptés et accessibles ;
  • Une plus grande concertation et synergie dans la gestion de la SNMF et son articulation avec la SPME.
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