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Importance et couverture de la microfinance

Le secteur bancaire guinéen a connu une évolution très mouvementée depuis l'accession du pays à l'indépendance en 1958. Le point de départ de la nouvelle politique monétaire et bancaire a été l'abandon en 1960 de la zone franc Ouest Africaine ; ce qui a débouché en 1962 sur l'adoption d'une politique monétaire indépendante.

Avant l'avènement de la deuxième République en 1984, toutes les Institutions Financières appartenaient à l'Etat à l'exception de la Banque Islamique de Guinée (BIG), qui avait été autorisée à opérer en Guinée à partir de 1980. Les caractéristiques principales et communes des banques de l'Etat étaient la très mauvaise gestion et la corruption.

La crise du secteur financier et bancaire était d'une telle envergure que des réformes importantes s'imposaient. C'est ainsi que dès décembre 1985, le plan de redressement économique et financier a entraîné la fermeture des banques d'Etat, à l'exception de la Banque Centrale, et la libéralisation du secteur bancaire.

Le système financier guinéen comprend aujourd’hui (2008) : la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) ; huit (8) banques commerciales, cinq (5) sociétés d'assurance, un certain nombre de bureaux de changes et de bureaux de courtage et plusieurs institutions de microfinance dont neuf (9) officiellement agréées.

Le secteur de la microfinance en Guinée est caractérisé par la présence d’institutions de microfinance, de projets avec volet microcrédit et d'ONG évoluant sur le terrain et qui sont pour la plupart financés par des bailleurs de fonds et assistés techniquement par des ONG internationales.

Ces institutions servent des clientèles essentiellement constituées par :

  • Le secteur agricole et les personnes défavorisées des zones rurales ;
  • Les microentreprises urbaines et surtout celles qui sont gérées par des femmes ;
  • Les petites entreprises du secteur privé ;
  • Les petits commerçants et les artisans.

Deux projets de microfinance (le Crédit Mutuel et le Crédit Rural) voient simultanément le jour ; le Crédit Mutuel en 1988 à travers un contrat passé entre le gouvernement guinéen et le CICM (Centre International du Crédit Mutuel) et le Crédit Rural à travers la Caisse Centrale de Coopération Française, actuelle AFD (Agence Française de Développement).

Malheureusement le Crédit Mutuel qui était à l'époque la plus grande institution de microfinance en Guinée, ferme ses portes en l'an 2000, suite à une faillite. Le Crédit Rural quant à lui est institutionnalisé en 2001.

Début 2008, neuf (9) institutions de microfinance bénéficient d'un agrément ou d'une autorisation d'exercer sur le territoire national ; ce sont :

  1. Crédit Rural de Guinée (CRG – SA)
  2. Caisses Populaires d'Epargne et de Crédit (CPEC- Yètè-Mali de Guinée)
  3. PRIDE – Finance
  4. Agence Autonome d'assistance aux Entreprises (3AE)
  5. Mobilisation pour l'Investissement en Guinée (MIGUI)
  6. Centre d'Appui et de Formation pour le Développement, l'Epargne/Crédit et de l'Education Civique (CAFODEC)
  7. Caisses Communautaires d'Epargne et de Crédit de Guinée (CCEC-G)
  8. FINADEV
  9. Mutuelle d'Epargne et Crédit des Pêcheurs Artisans de Guinée (MECREPAG)

La couverture globale du secteur sur le territoire national est la suivante :

  • La Guinée Maritime 31,70%
  • La Moyenne Guinée 27,00%
  • La Haute Guinée 19,30%
  • La Guinée Forestière 22,00%


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