L’activité de microfinance au Liban n’est pas dotée d’un cadre juridique et il n’existe à ce jour aucun projet ou comité chargés d’instituer pareil cadre.
Le seul cadre réglementaire existant est celui régissant les activités des établissements bancaires et des institutions financières ayant reçu un agrément d’exercice par la Banque Centrale du Liban (Banque du Liban) .
Ainsi, les institutions de microfinance au Liban opèrent-elles quasi toutes (exceptée une qui a reçu un agrément de la part de la Banque du Liban en tant qu’institution financière) dans un cadre libre et non supervisé. Cependant, les ONG en tant qu’associations doivent être enregistrées auprès du Ministère de l’Intérieur.
De l’avis des principaux acteurs de la microfinance au Liban, l’absence de cadre réglementaire constitue un frein au développement du secteur dans le pays.
Néanmoins, les pouvoirs publics libanais ont régulièrement encouragé depuis la fin de la guerre en 1990 le développement du petit entreprenariat au travers de multiples initiatives. La dernière en date étant l’encouragement fait aux établissements bancaires de développer les Petits Crédits (jusqu’à 6 500 USD) et concrétisé par une circulaire de La Banque du Liban (circ. 93 du 13/7/2004), autorisant les établissements bancaires à soustraire du calcul de leurs réserves obligatoires les petits prêts (dans certaines conditions et limites) octroyés soit directement par la banque soit par l’intermédiaire d’ONG.

