La Stratégie Nationale de Microfinance (SNMF) est élaborée après la revue de la mise en œuvre de la première stratégie nationale de microfinance (2004-2007) validée en février 2004 et opérationnelle dès le début de l’année 2005. Cette revue a pris en compte les résultats enregistrés par cette première expérience avant de dégager les nouveaux défis du secteur de la microfinance au Togo.
La mise en œuvre de la stratégie 2004-2007 a été très bénéfique pour le secteur. En effet, bien qu’opérant dans un environnement économique assez difficile, les IMF du Togo ont connu, entre 2004 et 2006, une progression très remarquable : le nombre de points de services est passé de 203 à 257 ; les encours d’épargne et de crédit ont doublé pendant la période sous revue en passant respectivement, pour les dépôts de la clientèle, de 20 262 milliards de FCFA au début de 2004 à 42 632 milliards en juin 2007 et de 16 997 milliards de crédits début 2004 à 34 764 milliards de FCFA. Quant au nombre de bénéficiaires des services des IMF, il est passé de 300 706 clients enregistrés au début de l’année 2004 à 401 703 en juin 2007, 587 586 au 31 décembre 2008 et à 690 832 ce jour (depuis le 30 juin 2009).
La SNMF du Togo, 2009-2012, tout en prolongeant les actions de la première phase, met l’accent sur la consolidation des acquis pour construire au Togo un secteur de la microfinance professionnel et suffisamment intégré au secteur financier inclusif du Togo. Elle s’articule autour de trois axes principaux :
- L’amélioration du cadre économique, légal, réglementaire et institutionnel pour un développement sécurisé du secteur de la microfinance et une conduite efficiente et concerté de la mise en œuvre de la SNMF ;
- L’offre pérenne de produits et services de microfinance, adaptée, diversifiée et étendue, notamment dans les zones non couvertes par les IMF professionnelles ;
- L’articulation renforcée entre IMF, banques et autres partenaires financiers, l’accès des IMF aux mécanismes de garanties et de refinancement en vue de couvrir leur demande et réaliser l’intégration de la microfinance dans le secteur financier inclusif.






