UEMOA
L’Union économique et monétaire ouest-africaine regroupe huit pays : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo.
Dans l’ensemble de ces pays prévaut la réglementation applicable aux Systèmes Financiers Décentralisés (SFD). La première loi-cadre portant réglementation des institutions d’épargne et de crédit (baptisée informellement « loi Parmec ») a été adoptée par le Conseil des Ministres de l’UEMOA en décembre 1993. Elle a été abrogée et remplacée par une nouvelle loi portant réglementation des SFD adoptée par le Conseil des Ministres de l’UMOA en avril 2007.
Cette loi, à adopter par les parlements des différents pays, régit désormais tous les SFD et donc toutes les IMF non bancaires : coopératives financières, SA et associations. En octobre 2010, tous les pays sauf la Côte d'Ivoire, le Togo et le Bénin avaient voté et promulgué la nouvelle loi.
Plusieurs instructions d’application de la loi ont été adoptées mi-2010 par la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest).
Plusieurs instructions d’application de la loi ont été adoptées mi-2010 par la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest).
L'ancienne loi “PARMEC” (1993-2007) Télécharger
Objectifs fondamentaux :
Le cadre juridique s'adresse en premier lieu aux institutions mutualistes d'épargne et de crédit (« IMCEC ») qui se trouvent placées sous tutelle du ministère des finances.
L'obtention de l'agrément leur confère la personnalité morale en contrepartie duquel elles sont tenues de communiquer un ensemble d'information et de se soumettre au contrôle et aux règles prudentielles des autorités.
Les institutions de type non mutualistes sont régies par une convention signée avec le ministère des Finances d'une durée de 5 ans, renouvelable.
Mise en œuvre :
La mise en œuvre de cette loi a vu une prolifération d’institutions de toutes tailles, même si dans la plupart des pays 80 à 95 % des dépôts et des crédits sont consentis par moins d’une dizaine de SFD (voire par 3-4 SFD). Dans certains pays plusieurs centaines de SFD ont été agréés (IMCEC), reconnus (groupements d’épargne crédit à caractère coopératif / mutualiste) ou autorisés (SFD sous convention-cadre, essentiellement des associations et des « projets » et quelques SA).
- la protection des déposants ;
- la sécurité des opérations ;
- la recherche d'autonomie financière des SFD ;
- l'intégration de la finance informelle dans le cadre légal.
Le cadre juridique s'adresse en premier lieu aux institutions mutualistes d'épargne et de crédit (« IMCEC ») qui se trouvent placées sous tutelle du ministère des finances.
L'obtention de l'agrément leur confère la personnalité morale en contrepartie duquel elles sont tenues de communiquer un ensemble d'information et de se soumettre au contrôle et aux règles prudentielles des autorités.
Les institutions de type non mutualistes sont régies par une convention signée avec le ministère des Finances d'une durée de 5 ans, renouvelable.
Mise en œuvre :
La mise en œuvre de cette loi a vu une prolifération d’institutions de toutes tailles, même si dans la plupart des pays 80 à 95 % des dépôts et des crédits sont consentis par moins d’une dizaine de SFD (voire par 3-4 SFD). Dans certains pays plusieurs centaines de SFD ont été agréés (IMCEC), reconnus (groupements d’épargne crédit à caractère coopératif / mutualiste) ou autorisés (SFD sous convention-cadre, essentiellement des associations et des « projets » et quelques SA).
La nouvelle législation sur les SFD (avril 2007) >> Télécharger
Objectifs fondamentaux :
La réforme législative avait pour but de résoudre certaines lacunes de la réglementation « Parmec », notamment en termes de stabilité des agréments pour les associations et les SA et de renforcement de la supervision pour les grands SFD.
Modalités
La nouvelle loi prévoit :
La réforme législative avait pour but de résoudre certaines lacunes de la réglementation « Parmec », notamment en termes de stabilité des agréments pour les associations et les SA et de renforcement de la supervision pour les grands SFD.
Modalités
La nouvelle loi prévoit :
-
un agrément unique pour tous les SFD, quelle que soit leur forme juridique (coopérative financière toujours appelées « IMCEC », SA ou association) ;
-
2 catégories de SFD : ceux effectuant principalement des opérations d’épargne et de crédit et ceux non autorisés à collecter l’épargne (certains services accessoires sont possibles, notamment la mise à disposition et la gestion de moyens de paiement) ;
-
un partage de la supervision entre le ministère des Finances d’une part, la BCEAO et la Commission Bancaire d’autre part. Au-delà d’un seuil fixé par la BCEAO à 2 milliards de francs CFA d'épargne ou de crédit, ces deux dernières institutions deviennent compétentes pour superviser, la supervision des autres restant aux ministères des Finances nationaux ;
-
l’avis conforme de la BCEAO pour tout nouvel agrément par le ministère des Finances ;
-
un ratio de solvabilité (capitalisation) pour les SFD non mutualistes (voir instruction BCEAO) ;
-
la mise en place ultérieure et l’adhésion des SFD à un fonds de garantie des dépôts du public ou des membres (pour ceux des SFD autorités à collecter l’épargne) ;
-
des exonérations fiscales pour les seuls SFD mutualistes coopératifs, reprenant exactement les exonérations en vigueur pour les IMCEC dans la loi dite « Parmec ».
Les instructions de la BCEAO
Les nouvelles instructions de la BCEAO en vigueur depuis le 1er juillet et le 30 août 2010 définissent :
Les obligations déclaratives relatives au respect des ratios sont mensuelles ou trimestrielles, selon les ratios et la taille du SFD (+ ou – 2 milliards FCFA).
Il convient de noter que les instructions de la BCEAO datant du 10 mars 1998 demeurent en vigueur tant qu’elles n’ont pas été remplacées par de nouvelles.
Télécharger les instructions de 2010 :
Perspectives
D’autres instructions de la BCEAO sont attendues pour compléter le dispositif. La nouvelle législation pourra avoir progressivement un impact significatif sur la géométrie du secteur et la supervision.
Par ailleurs, l’adoption (à une date non encore précisée) puis l’entrée en vigueur du projet d’Acte Uniforme (OHADA) relatif au droit des sociétés coopératives devrait fortement impacter certains chapitres de la nouvelle loi relatifs à la constitution et à l’organisation des IMCEC.
Les nouvelles instructions de la BCEAO en vigueur depuis le 1er juillet et le 30 août 2010 définissent :
- Les nouvelles conditions d’obtention d’un agrément, qui ont été renforcées ; à noter qu’il n’est pas prévu de capital minimum, les autorités restant libres d’apprécier au cas par cas la cohérence du plan d’affaires ;
- Les modalités de retrait d’agrément et de liquidation des « GEC-CCM », la catégorie des groupements d’épargne crédit à caractère coopératif ; cette catégorie qui vise environ 300 très petites structures, au Sénégal, a en effet été supprimée dans la nouvelle loi ;
- Le seuil au-delà duquel la BCEAO et la Commission Bancaire deviennent compétentes en matière de contrôle : 2 milliards de francs CFA d’épargne ou de crédit pendant deux exercices consécutifs ; pour les réseaux financiers coopératifs cette norme est appréciée sur une base consolidée (faitière et affiliés) ;
- Les conditions de certification obligatoire des comptes des SFD par des commissaires aux comptes pour les SFD franchissant le seuil de 2 milliards de francs CFA ;
- Les normes prudentielles applicables aux SFD.
- Un ratio de capitalisation (fonds propres / actif ≥ 15 %)
- Un ratio de division des risques (maximum 10 % des fonds propres sur une même signature)
- Différents ratios de liquidité de type « actif disponible / passif exigible ≥ x %)
Les obligations déclaratives relatives au respect des ratios sont mensuelles ou trimestrielles, selon les ratios et la taille du SFD (+ ou – 2 milliards FCFA).
Il convient de noter que les instructions de la BCEAO datant du 10 mars 1998 demeurent en vigueur tant qu’elles n’ont pas été remplacées par de nouvelles.
Télécharger les instructions de 2010 :
Instructions 004-06-2010 à 007-06-2010
Instruction 010-08-2010 relative aux règles prudentielles
Perspectives
D’autres instructions de la BCEAO sont attendues pour compléter le dispositif. La nouvelle législation pourra avoir progressivement un impact significatif sur la géométrie du secteur et la supervision.
Par ailleurs, l’adoption (à une date non encore précisée) puis l’entrée en vigueur du projet d’Acte Uniforme (OHADA) relatif au droit des sociétés coopératives devrait fortement impacter certains chapitres de la nouvelle loi relatifs à la constitution et à l’organisation des IMCEC.
En savoir plus sur l’application pratique par pays
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Site web de l’UEOMA : http://www.uemoa.int
Site web de la BCEAO : http://www.bceao.int
Voir aussi "Focus sur la réglementation des SFD dans l'UEMOA", de L. Lhériau, article paru dans Techniques financières et développement n°101 (ESF), décembre 2010, p.197-202. Il sera librement accessible en ligne à partir du dernier trimestre 2011 sur http://epargnesansfrontiere.org.
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La Communauté économique et monétaire des Etats d’Afrique Centrale (« CEMAC ») regroupe six pays : Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine, république du Congo, Tchad.
Les textes suivants ont été adoptés :
-
règlement du 26 janvier 2002 du Conseil des ministres de la CEMAC (01/02/CEMAC/Umac/Cobac) relatif aux conditions d’exercice et de contrôle de l’activité de microfinance dans la CEMAC ;
-
instructions du 15 avril 2002 de la Cobac (n° 01 à 21) adoptant les normes comptables et prudentielles applicables aux IMF.
>> TéléchargerLes dispositions nationales contraires contenues dans les lois et décrets des pays sont abrogées.
Champ d'application
Le cadre juridique s'adresse aux "Etablissements de MicroFinance" (EMF) distingués en trois catégories afin de mieux maitriser le risque et protéger les avoirs des déposants :
- 1ère catégorie : collectent l'épargne et accordent des crédits uniquement à leurs membres (EMF autogérés à caractère mutualiste)
- 2ème catégorie : collectent l'épargne et accordent des crédits aux tiers (SA)
- 3ème catégorie : accordent des crédits aux tiers, sans exercer l'activité de collecte de l'épargne.
De 629 établissements de microfinance (EMF) en 2007, le nombre d’EMF ayant reçu l’avis conforme de la COBAC est passé à 758 à fin décembre 2010.
Le Cameroun (65,3%) et le Tchad (22,6%) occupent respectivement la 1ère et la 2ème place des pays abritant le plus grand nombre d’établissements en activité. Les établissements de première catégorie représentent la grande majorité (90,8 %) de ces structures.
Un renforcement du dispositif de supervision des Etablissements de microfinance a été effectué en 2010. Le Système d’Evaluation et de Supervision des Activités de Microfinance dans la CEMAC (SESAME), progiciel destiné à l’analyse financière et prudentielle des états déclaratifs des EMF, a été mis en place dans tous les pays à l’exception de la Guinée Equatoriale. La Commission Bancaire a par ailleurs adopté deux nouveaux Règlements (2010-02 et 2010-01) et trois Instructions en 2010.
Le Cameroun (65,3%) et le Tchad (22,6%) occupent respectivement la 1ère et la 2ème place des pays abritant le plus grand nombre d’établissements en activité. Les établissements de première catégorie représentent la grande majorité (90,8 %) de ces structures.
Un renforcement du dispositif de supervision des Etablissements de microfinance a été effectué en 2010. Le Système d’Evaluation et de Supervision des Activités de Microfinance dans la CEMAC (SESAME), progiciel destiné à l’analyse financière et prudentielle des états déclaratifs des EMF, a été mis en place dans tous les pays à l’exception de la Guinée Equatoriale. La Commission Bancaire a par ailleurs adopté deux nouveaux Règlements (2010-02 et 2010-01) et trois Instructions en 2010.
-
une note sur : Pourquoi une réglementation de ce secteur ?
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Autres pays francophones
Algérie, Burundi, Comores, Djibouti, Guinée, Haïti, Liban, Madagascar, Maroc, Mauritanie, RDC, Tunisie
Algérie
Pays sans réglementation « microfinance » mais avec une loi sur les coopératives financières dont les textes d’application semblent axés sur la fourniture de services financiers à des salariés (et non à des microentrepreneurs, commerçants, artisans ou paysans), l’Algérie ne compte pas d’IMF au sens international ; l’augmentation de capital des banques et établissements financiers, à respectivement 10 milliards DA (100 millions EUR) et 3,5 milliards DA (35 millions EUR), constitue désormais une barrière à l’entrée trop élevée pour les IMF.
Pays sans réglementation « microfinance » mais avec une loi sur les coopératives financières dont les textes d’application semblent axés sur la fourniture de services financiers à des salariés (et non à des microentrepreneurs, commerçants, artisans ou paysans), l’Algérie ne compte pas d’IMF au sens international ; l’augmentation de capital des banques et établissements financiers, à respectivement 10 milliards DA (100 millions EUR) et 3,5 milliards DA (35 millions EUR), constitue désormais une barrière à l’entrée trop élevée pour les IMF.
Quelques initiatives modestes existent, via des banques existantes, des programmes publics (ANGEM, ANSEJ, CNAC), de petites associations.
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Burundi
Par sa réglementation très proche de celles de la CEMAC et de la Guinée, adoptée par décret (Décret n° 100/203 du 22 juillet 2006 portant réglementation des activités de microfinance au Burundi), le Burundi appartient aux pays du groupe 2, avec trois catégories d’IMF :
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Comores
Un décret relatif aux Institutions financières décentralisées (IFD) a été adopté le 22 juin 2004. Cette réglementation prévoit aussi bien le cas des mouvements mutualistes pouvant bénéficier d’un agrément collectif que celui des IMF non mutualistes (société de capitaux), ainsi que des micro-IMF (un seuil est fixé, en deçà duquel la demande d’agrément n’est pas nécessaire).
Par sa réglementation très proche de celles de la CEMAC et de la Guinée, adoptée par décret (Décret n° 100/203 du 22 juillet 2006 portant réglementation des activités de microfinance au Burundi), le Burundi appartient aux pays du groupe 2, avec trois catégories d’IMF :
- les Coopec ou mutuelles d’épargne et de crédit (catégorie 1) ;
- les entreprises de microfinance, SA offrant des services financiers aux grandes entreprises publiques mais n’ayant pas le statut de banque ou d’établissement financier tel que défini par la loi bancaire (catégorie 2) ;
- les programmes de microcrédit, gérés par les ONG, associations sans but lucratif (ASBL), projets et autres programmes accordant des crédits à leur clientèle (catégorie 3).
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Comores
Un décret relatif aux Institutions financières décentralisées (IFD) a été adopté le 22 juin 2004. Cette réglementation prévoit aussi bien le cas des mouvements mutualistes pouvant bénéficier d’un agrément collectif que celui des IMF non mutualistes (société de capitaux), ainsi que des micro-IMF (un seuil est fixé, en deçà duquel la demande d’agrément n’est pas nécessaire).
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Djibouti
Une loi portant réglementation de la microfinance a été adoptée en 2007 ; elle réglemente toutes les IMF, quelle que soit leur forme juridique.
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Guinée
Les relations entre banques centrales ont permis à la BCRG d'avoir connaissance du projet en cours dans la Cemac. L'approche retenue en Afrique centrale lui convenant, la BCRG a pris l'initiative de reproduire, presque à l'identique, le règlement n°01/02/Cemac/Umac/Cobac portant réglementation des établissements de microfinance et une partie des instructions de la Cobac relatives aux normes comptables et prudentielles. Deux différences notables doivent être signalées :
- l'une, de pure forme, est la substitution du terme SFD au terme EMF ;
- l'autre, dictée par une volonté de ne pas contredire la loi bancaire, est de classer l'ensemble des SFD dans la catégorie prévue à la loi bancaire des IFS.
Pour pérenniser le dispositif, une loi fondamentale relative à l'activité et au contrôle des institutions de microfinance a été adoptée en 2005, donnant aux SFD une totale autonomie par rapport à la loi bancaire et en retenant le terme IMF (à l'image de la réglementation Cémac).
Avec sa réglementation du secteur de la microfinance, la Guinée fait donc partie du groupe 2.
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Haïti
Selon la loi bancaire actuelle, seules les sociétés anonymes peuvent exercer le métier de banque compte tenu du montant fixé pour le capital minimal. L’activité du crédit est libre et non supervisée, quelle que soit la forme juridique de la structure l’exerçant. En juin 2002, a été votée une loi sur les coopératives d’épargne et de crédit. Le pays n'a pas de réglementation spécifique pour le secteur non-coopératif de la microfinance.
Il convient toutefois de souligner :
Une loi portant réglementation de la microfinance a été adoptée en 2007 ; elle réglemente toutes les IMF, quelle que soit leur forme juridique.
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Guinée
Les relations entre banques centrales ont permis à la BCRG d'avoir connaissance du projet en cours dans la Cemac. L'approche retenue en Afrique centrale lui convenant, la BCRG a pris l'initiative de reproduire, presque à l'identique, le règlement n°01/02/Cemac/Umac/Cobac portant réglementation des établissements de microfinance et une partie des instructions de la Cobac relatives aux normes comptables et prudentielles. Deux différences notables doivent être signalées :
- l'une, de pure forme, est la substitution du terme SFD au terme EMF ;
- l'autre, dictée par une volonté de ne pas contredire la loi bancaire, est de classer l'ensemble des SFD dans la catégorie prévue à la loi bancaire des IFS.
Pour pérenniser le dispositif, une loi fondamentale relative à l'activité et au contrôle des institutions de microfinance a été adoptée en 2005, donnant aux SFD une totale autonomie par rapport à la loi bancaire et en retenant le terme IMF (à l'image de la réglementation Cémac).
Avec sa réglementation du secteur de la microfinance, la Guinée fait donc partie du groupe 2.
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Haïti
Selon la loi bancaire actuelle, seules les sociétés anonymes peuvent exercer le métier de banque compte tenu du montant fixé pour le capital minimal. L’activité du crédit est libre et non supervisée, quelle que soit la forme juridique de la structure l’exerçant. En juin 2002, a été votée une loi sur les coopératives d’épargne et de crédit. Le pays n'a pas de réglementation spécifique pour le secteur non-coopératif de la microfinance.
Il convient toutefois de souligner :
-
Qu’un projet de loi bancaire est en cours d’examen au Parlement. Il renforcera les conditions d’exercice et de supervision des établissements de crédit et imposera un agrément y compris aux acteurs se limitant au crédit.
-
Qu’il est projeté l’élaboration d’une législation sur les IMF non mutualistes.
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Liban
L’activité de microfinance au Liban n’est pas dotée d’un cadre juridique spécifique. Le seul cadre réglementaire existant est celui régissant les activités des établissements bancaires et des institutions financières ayant reçu un agrément par la Banque Centrale du Liban.
Ainsi, les institutions de microfinance au Liban opèrent-elles quasi toutes (exceptée une qui a reçu un agrément de la part de la Banque du Liban en tant qu’institution financière) dans un cadre libre et non supervisé.
L’activité de microfinance au Liban n’est pas dotée d’un cadre juridique spécifique. Le seul cadre réglementaire existant est celui régissant les activités des établissements bancaires et des institutions financières ayant reçu un agrément par la Banque Centrale du Liban.
Ainsi, les institutions de microfinance au Liban opèrent-elles quasi toutes (exceptée une qui a reçu un agrément de la part de la Banque du Liban en tant qu’institution financière) dans un cadre libre et non supervisé.
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Madagascar
Madagascar a adopté en 2005 une nouvelle loi relative à l’activité de microfinance, qui n’opère plus de distinction selon les types d’institution mais en fonction du niveau d’activité :
Profil Pays PortailMadagascar a adopté en 2005 une nouvelle loi relative à l’activité de microfinance, qui n’opère plus de distinction selon les types d’institution mais en fonction du niveau d’activité :
- le niveau 1 regroupe de très petites IMF aux opérations très limitées ;
- le niveau 2 vise les IMF de taille moyenne, anciennes IMF de niveau 1 ou futures IMF de niveau 3 ;
- le niveau 3 a pour objectif d’encadrer les IMF les plus importantes réalisant des opérations par-fois complexes.
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Maroc
Les AMC dont l’activité est « de niche » ne peuvent pas collecter l’épargne et ne peuvent offrir que certains services de microcrédit. Depuis la réforme de la loi bancaire (loi 34-03 du 14 février 2006), les AMC sont désormais soumises au Titre IV de ladite loi, et sont en conséquence soumises à la supervision de la banque centrale (Bank-Al-Maghrib).
Cette supervision s’appuie essentiellement sur des normes comptables et de transparence finan-cière (réglementation non prudentielle). Il n’est pas exigé des AMC le respect de normes prudentielles, à l’exception d’un plafond légal des crédits consentis à leurs clients (fixé à 50 000 MAD soit 4 550 EUR environ par client).
Toutefois des évolutions ont déjà eu lieu, permettant à la fois une meilleure insertion des AMC dans le secteur financier et une diversification des produits financiers offerts à la clientèle, notamment par le biais de la loi n° 04-07 complétant la loi 18-97 relative au microcrédit .
Pour en savoir plus et télécharger les textes de lois :
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Mauritanie
L’ordonnance n° 005/2007 portant réglementation des établissements de microfinance en Mauritanie reprend la classification en trois catégories d’IMF prévue dans la CEMAC et en Guinée : catégorie 1 pour les mutualistes, catégorie 2 pour les SA avec épargne et crédit et catégorie 3 pour les IMF souvent moins structurées et limitées au crédit.
Les AMC dont l’activité est « de niche » ne peuvent pas collecter l’épargne et ne peuvent offrir que certains services de microcrédit. Depuis la réforme de la loi bancaire (loi 34-03 du 14 février 2006), les AMC sont désormais soumises au Titre IV de ladite loi, et sont en conséquence soumises à la supervision de la banque centrale (Bank-Al-Maghrib).
Cette supervision s’appuie essentiellement sur des normes comptables et de transparence finan-cière (réglementation non prudentielle). Il n’est pas exigé des AMC le respect de normes prudentielles, à l’exception d’un plafond légal des crédits consentis à leurs clients (fixé à 50 000 MAD soit 4 550 EUR environ par client).
Toutefois des évolutions ont déjà eu lieu, permettant à la fois une meilleure insertion des AMC dans le secteur financier et une diversification des produits financiers offerts à la clientèle, notamment par le biais de la loi n° 04-07 complétant la loi 18-97 relative au microcrédit .
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Mauritanie
L’ordonnance n° 005/2007 portant réglementation des établissements de microfinance en Mauritanie reprend la classification en trois catégories d’IMF prévue dans la CEMAC et en Guinée : catégorie 1 pour les mutualistes, catégorie 2 pour les SA avec épargne et crédit et catégorie 3 pour les IMF souvent moins structurées et limitées au crédit.
Ce pays rejoint donc le groupe des pays ayant opté pour une réglementation séparée de la microfinance.
La Banque Centrale de Mauritanie a adopté 4 instructions d’application de l’ordonnance :
- 07 GR 2007 régissant l’organisation spécifique des coopératives financières
- 08 GR 2007 portant normes prudentielles et de gestion applicables aux IMF
- 09 GR 2007 portant normes de transparences financières applicables aux IMF
- 10 GR 2007 régissant les procédures d’agrément et d’enregistrement des IMF
Pour en savoir plus et télécharger les textes de lois :
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RDC
Le concept d’une réglementation distinguant trois catégories d’IMF a été repris en RDC (instruction BCC n° 01 aux IMF du 12 septembre 2003 modifiée en décembre 2005). Toutefois, l’agrément de plusieurs IMF en tant que banques de plein exercice, et le processus législatif en cours en 2009, classe désormais ce pays dans le groupe 3.
Une proposition de loi portant réglementation de la microfinance a été introduite au Parlement à l’automne 2009. Divers textes complémentaires ou modificatifs seront ensuite à adopter par la Banque Centrale du Congo (BCC).
Pour en savoir plus et télécharger les textes de lois :
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Tunisie
Au dispositif inspiré du droit marocain pour les AMC, la Tunisie a ajouté un organisme de financement institutionnel dédié, la Banque tunisienne de solidarité (BTS), qui mène des activités de crédit populaire et de refinancement des AMC. Le système mis en place en Tunisie est directement encadré et ciblé par les pouvoirs publics. Il place la microfinance au cœur des dispositifs d’aide publique à la promotion de l’entreprenariat en faveur de certaines populations cibles.
Le système d’encadrement des AMC et de plafonnement contractuel du crédit a abouti à un secteur de la microfinance extrêmement différent, dans sa géométrie, de celui constaté au Maroc. Seule une AMC (ENDA Interarabe) fonctionne actuellement en dehors du dispositif de la BTS, selon un modèle et avec des résultats proches de ce qui est constaté au Maroc.
Toutefois, en septembre 2010, le gouvernement tunisien a opéré une réforme fondamentale du dispositif réglementaire en libéralisant les taux d’intérêts maximum pouvant être pratiqués par les associations et « ONG internationales » (pour plus de détails sur la réforme, consulter la section cadre légal du profil pays Tunisie).
Ceci ouvre la porte à des associations nationales ou étrangères (ONG internationales) pour pratiquer des activités de microcrédit selon les standards usuellement constatés dans le monde (et pratiqués par ENDA).
Le système d’encadrement des AMC et de plafonnement contractuel du crédit a abouti à un secteur de la microfinance extrêmement différent, dans sa géométrie, de celui constaté au Maroc. Seule une AMC (ENDA Interarabe) fonctionne actuellement en dehors du dispositif de la BTS, selon un modèle et avec des résultats proches de ce qui est constaté au Maroc.
Toutefois, en septembre 2010, le gouvernement tunisien a opéré une réforme fondamentale du dispositif réglementaire en libéralisant les taux d’intérêts maximum pouvant être pratiqués par les associations et « ONG internationales » (pour plus de détails sur la réforme, consulter la section cadre légal du profil pays Tunisie).
Ceci ouvre la porte à des associations nationales ou étrangères (ONG internationales) pour pratiquer des activités de microcrédit selon les standards usuellement constatés dans le monde (et pratiqués par ENDA).
Pour en savoir plus et télécharger les textes de lois : Profil Pays Tunisie
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